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Moncef Marzouki : Je suis extrémiste quand je défends les droits de l’Homme, et à BCE de s’excuser ! (vidéo)

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    Le candidat finaliste au second tour de l’élection présidentielle, prévue ce dimanche 21 décembre 2014, est revenu lors de son intervention diffusée sur les chaînes Wataniya 1 et 2 sur les grandes lignes de son programme électoral et les différends l’opposant à son adversaire Béji Caïd Essebsi. 

    A propos de l’utilisation du terme « taghout », pour qualifier le camp adverse, Marzouki a reconnu avoir fait une erreur. Il a tout de même signifié qu’il aurait aimé que BCE, à son tour, reconnaisse son erreur et s’excuse auprès de ses électeurs, vu qu’il a taxé ceux qui ont voté pour lui de terroristes. Le candidat répond à ceux qui l’accusent d’être extrémiste en assurant qu’il est « extrémiste, quand [il] défend les droits de l’Homme ».

    Sur le volet de la politique étrangère, le président sortant déclare qu’il œuvrera à consolider les relations de la Tunisie avec les pays du Maghreb et ceux de l’Afrique subsaharienne, outre l’Europe et les Amériques. En ce qui concerne la Libye il souligne qu’il a d’excellents rapports avec toutes les parties et qu’il tachera d’être au cœur d’une réconciliation pacifique dans le pays voisin.

    Abordant la politique sécuritaire, Moncef Marzouki a tenu à rappeler que le terrorisme n’est pas récent en Tunisie, rétorquant à ses détracteurs qui l’on accusé de libérer les extrémistes, qu’Abou Iyadh et d’autres ont été libérés en 2011 quand il n’était pas au pouvoir. Le candidat réitère sa détermination à développer et moderniser l’Armée et les forces sécuritaires nationales, estimant également qu’il faudrait définir les causes de la propagation du terrorisme en Tunisie. Il a ainsi précisé que la victoire contre le fléau terroriste devra être à la fois sécuritaire, économique, politique et culturelle.

    Le président provisoire a en outre confirmé que s’il est élu pour un mandat de 5 ans, il protégera la Constitution et toutes les formes de libertés, arguant que pendant toute sa vie il a milité au sein de la société civile et qu’il sera un rempart contre le retour de la dictature. Revenant sur les relations avec le prochain gouvernement, Marzouki déclame qu’il sera le garant de l’équilibre. En effet, il évoque les pressions que subira le prochain gouvernement, qui sera amené à appliquer des réformes structurelles douloureuses : « Mon rôle sera de maintenir l’équilibre et de défendre les classes démunies et je soutiendrai le développement régional ».
     
    Le candidat au second tour conclut l’entretien en s’adressant directement aux jeunes présents sur le plateau TV, essayant de les convaincre du bien fondé de voter pour sa personne, puisqu’il sera également un appui précieux pour la jeunesse et son avenir.

    Ikhlas Latif

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