Plusieurs sujets épineux en rapport avec l’économie tunisienne ont été évoqués ce mardi 7 février 2017, lors de la matinale de Sofiene Ben Hamida sur Nessma TV, durant laquelle le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi est intervenu.
Le ministre a commencé son intervention en relevant la lenteur dans la mise en œuvre de plusieurs projets. Il a donné comme exemple les 85 millions de dollars de dons que l’Arabie Saoudite a accordé à la Tunisie. « Le projet n’a pas encore commencé ! Et Les études n’ont pas encore été faites. La notion du temps n’existe pas dans ce pays » a-t-il déploré.
Il a ensuite rappelé que pour cette année, 800 MD ont été injectés dans les caisses de compensation pour combler leur déficit. « Jusqu’à quand ces caisses resteront déficitaires ? » a-t-il questionné.
Sur la question, « pour l’avenir comment voyez-vous le rôle de l’Etat ? », le ministre a parlé de « redéploiement de la puissance de l’Etat ». « L’Etat ne dispose pas de beaucoup de moyens et ne peut être partout ! Il doit essentiellement, légiférer, procurer l’infrastructure et prélever les impôts. Il faut déblayer ! Il faut aussi qu’il sorte de certains domaines où il n’a pas lieu d’être » a expliqué M. Abdelkefi.
Durant l’interview il a été question du port en eaux profondes d’Enfidha. Le ministre a expliqué qu’il s’agit d’un vieux projet. « Il faut réadapter les études qui ont été faits. C’est un mégaprojet et c’est pour ça qu’il va prendre un peu de temps, car on n’a pas le droit à l’erreur ! », a-t-il dit avant d’ajouter qu’en ce qui concerne les régions, des sommes importantes ont été débloquées mais que compte tenu de l’instabilité sociale, des problèmes fonciers et des blocages administratifs, seulement une petite fraction a pu être utilisée. En effet, « sur les 1200 MD débloqués pour la région de Sidi Bouzid, seulement 500 MD ont pu être utilisés. Ce qu’il faut comprendre c’est que l’investisseur a besoin que les routes ne soient pas coupées ».
Fadhel Abdelkefi a aussi informé du fait que cette semaine une réunion a été organisée avec les chefs de sociétés off-shore dans la région de Bizerte. « Nous pensons à développer le port, pour augmenter son débit. Car les carnets de commandes de ces sociétés sont aujourd’hui pleins ».
Le ministre a conclu en expliquant que les réformes doivent advenir à l’échelle du gouvernement et sous le contrôle du chef du gouvernement. « Pour moi, ce n’est pas chaque ministre qui doit faire des réformes dans son ministère, de manière individuelle ».
S.A










