Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Infiltrations, fuitages et Youssef Chahed

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

    Par Karim Baklouti Barketallah

     

    D\’aucuns condamnent les fuites de Nebil Karoui, Hafedh Caïd Essebsi, Fadhel Omrane and Co.

    Si je ne suis pas surpris du contenu de ces « fuites », ayant eu connaissance de ce qui se passe et au fait du niveau de ceux qui par des putschs parviennent à la tête des partis, participant au gouvernement, je suis de ceux qui encouragent ces fuites.  

    Des fuites qui permettent à l\’opinion publique de comprendre les desseins des hypocrites qui soutiennent le gouvernement d\’un côté et qui veulent le faire tomber de l\’autre, car le chef du gouvernement ne s\’est pas nécessairement entouré des médiocres qu\’ils sont, et surtout qu\’il ne consulte pas quand il prend ses décisions.

     

    Avant de tenter de le faire tomber et de le fustiger de la sorte, mettant en péril le pays, ne fallait-il pas que ces médiocres en puissance se demandent pourquoi le chef du gouvernement les évite pour ne pas dire les ignore.

    Un chef du gouvernement a besoin, dans un régime parlementaire en particulier, d\’un parti fort et structuré pour accompagner son travail gouvernemental. Il a besoin de partenaires politiques qui travaillent ensemble et non pas qui s\’observent en « chat et souris » guettant qui va bouffer l\’autre en premier, comme le dit Hafedh dans cette bande sonore.

    Il a besoin d\’un groupe parlementaire qui accompagne un processus démocratique et qui mette les lois en diapason avec la constitution, afin d\’éviter les condamnations du type Ben Yahia, Khayech, Haj Sassi et Haddad.

    Il a besoin d\’un parti qui travaille sur des visions, afin d\’éclairer l\’équipe gouvernementale et lui apporte une critique constructive plutôt que de fustiger Iyed Dahmani, Lotfi Ben Sassi et autre Derbel rien que parce qu\’ils ne sont pas issus du parti de la médiocrité.

     

    Certes, le gouvernement donne l\’impression de jouer au pompier, mais il y a tellement de feux qui sont allumés dans le pays qu\’il faudra les éteindre. Un  gouvernement qui ne bénéficie pas de véritable soutien politique, ne peut éteindre les feux tout seul et surtout ne peut bâtir de véritable projet.

    La loi de Finances est passée, ne l\’oublions pas, au forceps et avec la pression de la société civile, perdant au passage beaucoup de sa consistance.

     

    Ces fuites permettent finalement aux gens désœuvrés devant ces malfamés politiques de savoir à qui ils ont à faire, de savoir pour qui ils voteront ou comment ils vont être pour toujours dégoûtés de la politique et fuir les urnes…

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *