L’ancien chef d’Al Jomhouri et actuel président du Parti démocrate, Ahmed Néjib Chebbi est intervenu sur Cap FM, ce lundi 19 juin 2017, où il a évoqué les élections municipales, la décentralisation et la politique du chef de l’Etat concernant les protestations d’El Kamour.
Lors de son intervention M. Chebbi a dit : « Après 7 ans de marasmes on se demande encore si nous avons besoin d’une politique axée sur le développement des régions. La décentralisation sera effective quand le pouvoir se déplacera du Bardo et de Carthage vers le citoyen et les collectivités. Dans les pays qui ont appliqué la décentralisation, les retombées des taxes sont divisées entre le pouvoir central et celui des collectivités ».
Il a ensuite souligné qu’organiser des élections municipales sans changer la loi qui traite de la gestion des municipalités ne changera rien. « De plus, il y a une crise de confiance entre le Tunisien et la politique par conséquent le taux de participation aux élections municipales sera vraiment bas. Ceci dit il y aura aussi un seul parti (Ennahdha) qui en sortira vainqueur, car il a bien tissé sa toile en développant un réseau de nouveau clientélisme ».
Ahmed Néjib Chebbi a tenu à souligner qu’il soutient les initiatives de partis tel que Projet pour la Tunisie (MPT), qui appellent à la tenue de discussions « pour voir comment peut-on procéder, afin d’organiser des élections qui aient du sens ».
Evoquant El Kamour, M. Chebbi, a rappelé que consacrer une partie de la richesse nationale aux régions est une priorité codifiée dans la constitution de 2014.
« Déjà dans mon programme de 2011, je parlais de céder 20% des rentrée de l’Etat aux régions. J’ai donc appelé à la création de fonds qui serviront entre autre, à aider les jeunes à entreprendre » a-t-il rappelé.
Il ajoute qu’il fallait traiter le problème d’El Kamour à froid et non avec la force. « Si j’étais chef du gouvernement, je serais allé voir les sit-ineurs et j’aurais signé avec un contrat pour la croissance dans la région ».
S.A










