Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Bandar Hamza Hajjar : Il est nécessaire de s’ouvrir sur le secteur privé

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

     

     

    Le coup d’envoi officiel de la 43ème réunion annuelle de la Banque islamique de développement (BID) s’est tenu, ce mercredi 4 avril 2018 à Gammarth, en présence du chef du gouvernement Youssef Chahed, du président du groupe, Bandar Hamza Hajjar, du secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et du ministre du Développement, de l\’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari. Les travaux se déroulent du 1er au 5 avril 2018 à Tunis.

     

    Dans son allocution, Youssef Chahed a mis en exergue l’importance de cette réunion, qui se tient pour la deuxième fois en Tunisie depuis 30 ans, alors que les pays membres font face à des défis de croissance, d’emploi et de sauvegarde de la paix sociale, « d’où l’importance de travailler ensemble et de trouver des bases et des mécanismes innovants, qui permettent de relever ces défis importants ».

    Le chef du gouvernement a précisé que les engagements de la BID en Tunisie ont atteint 3,2 milliards de dollars et souligné l’importance pour notre pays de signer l’accord stratégique 2018-2020 avec la banque.

    M. Chahed a profité de son passage pour passer en revue l’ensemble des lois et efforts consentis par les autorités pour faire face à la nouvelle donne et avancer. Il a évoqué le rôle central du secteur privé, en affirmant que la Tunisie mise également sur les PPP. D’ailleurs, 20 projets d’un coût total de 2,5 milliards de dollars sont actuellement en cours, dans divers domaines. Il également évoqué les grands projets d’infrastructures prévus pour l’horizon 2020 et qui devraient coûter 7 milliards de dollars.

    «Notre réussite ne sera pas complète sans une inclusion économique qui pourra créer une dynamique, élargir les marchés, dynamiser les échanges inter-pays membres et créer des poste d’emplois», a-t-il déclaré en notant l’importance de conclure des accords préférentiels entre les différents pays membres.

     

     

     

    Bandar Hamza Hajjar a expliqué, quant à lui, que son séjour en Tunisie lui a permis de rencontrer plusieurs dirigeants et à leur tête le chef de l’Etat ainsi que de découvrir certains projets du pays et la volonté du gouvernement tunisien à aller de l’avant et sortir de crise.

    M. Hajjar a mis en relief le rôle de la BID en tant que créateur de valeur, facilitateur et trait d’union entre secteur privé et secteur public, pour des partenariats win-win qui visent à solutionner les problématiques de développement et le besoin en financement des pays membres.

    Ainsi, comme exemple, le président du groupe de la BID a expliqué que les besoins des pays membres rien que dans le secteur de l’énergie sont estimés à 150 milliards de dollars par an. Or la BID ne peut financer que 3,5% de ces besoins et le groupe entier que 8%, soulignant que dans le monde entier le besoin en financement pour le développement est de l’ordre de 3 trillions de dollars.

    Bandar Hamza Hajjar a affirmé qu’il n’y avait pas de problème de fonds puisqu’il y a 200 trillions de dollars qui circulent. Il estime que le problème est un problème de modèle de développement qui compte sur les Etats et les banques. C’est dans ce cadre et fort de la notation AAA de la banque et de son réseau de partenariat, qu’il a décidé de restructurer la banque et de créer plusieurs fonds, notamment le fonds d’investissement Asie, le fonds d’investissement Afrique et le fonds d’utilité économique des PPP.

    Pour lui, il est clair que les projets d’investissement en infrastructure dépassent les capacités de la BID, des banques de développement et des gouvernements, d’où la nécessité de s’ouvrir au partenariat et au privé.

     

     

     

    Zied Laâdhari a souligné, pour sa part, que la BID est un partenaire important pour la Tunisie. Il a mis en relief le rôle central de la banque, qui ne cesse de soutenir ses pays membres dans les différents défis auxquels ils font face, notamment celui de l’emploi les pays adhérents devant créer 10 à 12 millions opportunités de travail pour satisfaire la demande.

    Le ministre a réitéré l’engagement de la Tunisie à travailler avec la banque, les pays membres et les pays partenaires pour aller de l’avant.

     

    L’événement rassemble plus de 1.000 participants venus de l\’étranger et de Tunisie, représentant plusieurs institutions et organismes financiers arabes, régionaux et internationaux, ainsi que des experts de divers secteurs économiques. Prendront part à ces réunions également 57 ministres de l\’économie et des finances des pays membres.

    Ces réunions annuelles comportent plusieurs séminaires scientifiques consacrés à l\’examen des questions vitales et des défis auxquels les pays membres sont confrontés, tels que la mise en place d\’entreprises stratégiques pour la promotion de l\’investissement et l\’emploi des jeunes ; de mécanismes de partenariat permettant de renforcer la recherche et l\’innovation afin d\’accroître la valeur ajoutée dans les secteurs productifs ;l\’examen des moyens d\’autonomisation des femmes et du renforcement de leurs capacités ;et la tenue de séminaires sur le rôle que le numérique et les nouvelles technologies jouent sur le plan du développement durable. La finance islamique est également débattue en tant que nouveau mécanisme de financement du développement et de stimulation de l\’investissement. D\’autres colloques sont prévus pour discuter des défis qui se posent aux pays membres, notamment, la question de l\’eau, du changement climatique, etc.

     

    La BID a amorcé ses activités en 1975 et comprend actuellement 57 Etats membres. Son siège est situé à Jeddah en Arabie saoudite. Elle a pour mission de soutenir le développement économique et social des Etats membres.

    Le Groupe de la BID comprend six institutions, à savoir, Société islamique internationale pour le financement du commerce (SIFC), la Société islamique d\’assurance à l\’investissement et aux crédits à l\’exportation (ICIEC), Société islamique pour le développement du secteur privé (SID), le Fonds de solidarité islamique pour le développement(FSID) et l\’Institut islamique de recherche et de formation.

    Depuis sa création, la BID a financé 8.195 projets de développement dans divers pays membres, soit environ 125 milliards de dollars, portant sur de nombreux secteurs vitaux, en particulier celui des infrastructures.

    La Tunisie entretient des relations étroites et diversifiées avec la BID, qui a contribué au financement de plus de 35 projets d\’une valeur d\’environ 3,5 milliards de dinars comprenant, en particulier, l\’énergie, les infrastructures et le développement humain, ainsi qu\’une assistance technique d\’une valeur de 24 millions de dinars.

     

    I.N

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *