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Après Ben Ali et Ghannouchi, Sihem Ben Sedrine reçoit un doctorat Honoris Causa

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    Après Zine El Abidine Ben Ali en 2005 et Rached Ghannouchi en 2017, c’est au tour de Sihem Ben Sedrine de recevoir un doctorat Honoris Causa. Il lui sera attribué le 4 mai 2018 par l’Université libre de Bruxelles conjointement avec Pierre Claver Mbonimpa, le célèbre défenseur burundais des droits de l’homme et pionnier de la lutte contre la torture.  Ils recevront leur prix à l’occasion de la journée mondiale de la presse.

     

    En dépit de toutes les violations de la loi enregistrées sous son mandat à la tête de l’IVD, en dépit des procès intentés contre les sécuritaires et les journalistes qui ont osé s’opposer à elle et dénoncer ses abus, Mme Ben Sedrine a quand même réussi le lobbying nécessaire pour redorer son image auprès d’une université libre belge. Les témoignages de ses abus fournis par ses propres collègues élus (Mustapha Bâazaoui, Lilia Bouguira, Zouheir Makhlouf, feue Noura Borsali et la liste n’est pas complète) ainsi que ceux des journalistes (aussi bien les siens que les indépendants) n’ont vraisemblablement pas eu écho auprès de cette université qui continue encore à présenter Sihem Ben Sedrine comme militante des Droits de l’homme.

    La semaine dernière, la question relative à l’IVD a été posée au parlement européen à Bruxelles devant le chef du gouvernement qui a rassuré les élus européens sur le processus de justice transitionnelle qui n’est pas forcément lié à l’IVD qui a plus participé à la division des Tunisiens plutôt qu’à leur unité.

    En septembre 2016 déjà, ce même parlement regrettait, dans un long rapport, la forte polarisation au sein de l’IVD. Bon à rappeler, les six membres démissionnaires (sur un total de 15 membres)  au sein de cette instance, poussés à la porte ou renvoyés par Sihem Ben Sedrine, qui font que toute décision de cette instance soit illégale. En dépit de cette illégalité et des verdicts du Tribunal administratif, la « docteure Honoris Causa » a poursuivi son travail balayant d’un revers de main les polémiques et les décisions judiciaires. 

     

    Un doctorat honoris causa  est un titre honorifique décerné par une université ou une faculté à une personnalité éminente.  

    Il n’est pas rare que ce titre soit attribué pour des raisons politiques afin de sauver la popularité et l’image en déclin de cette personnalité.

    C’était le cas de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, en 2005 au lendemain du SMSI où il a été très sévèrement critiqué à l’échelle internationale. Il a reçu à l’époque le titre de docteur Honoris en sciences humaines et éducatives, à l’occasion de la célébration du 57ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, décerné par l’Université italienne de Macerata.

    En juillet 2017, Rached Ghannouchi, leader du parti islamiste Ennahdha, a reçu le même titre de l’université islamique de Malaisie

    R.B.H

     

     

     

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