Le président de la République, Kaïs Saïed s’est rendu dans la nuit du mercredi 8 janvier 2020 au gouvernorat de Kasserine à l’occasion de la commémoration de la « Journée du martyr ».
Dans une déclaration réservée aux médias, le chef de l’Etat Kaïs Saïed a indiqué, principalement, qu’il est temps de réviser la Constitution tunisienne et le code électoral, dans la mesure où ils ont contribué à la dispersion de la scène nationale et à la décomposition de l’Etat. « Les Tunisiens ont perdu patience et ne peuvent plus attendre. La véritable Constitution est celle qui a été écrite par les jeunes de Kasserine sur les murs […]. Aujourd’hui, le code électoral et certains choix dans la Constitution ont engendré une certaine décomposition de l’Etat tunisien ».
Kaïs Saïed a indiqué que les revendications des Tunisiens sont d’ordre social et économique, soulignant qu’il est venu à Kasserine, pour dire qu’il reste fidèle à ses promesses. « Je ne vais pas dire que je promets telle ou telle chose, mais j’œuvre à réaliser certains projets et à réunir les fonds nécessaires pour. Je travaille en silence et tout ce que je fais n’est pas forcément médiatisé ».
Par ailleurs, le président de la République a assuré qu’il est temps de lutter concrètement contre la corruption, loin des méthodes classiques ayant démontré leurs limites. « La corruption n’a pas disparu et elle est toujours là. Certaines parties provoquent des situations de crises afin de maintenir le système corrompu ».
Après son discours alarmiste à Sidi Bouzid ayant suscité une vive polémique, Kaïs Saïed profite de son déplacement nocturne à Kasserine à quelques jours de la fête de la Révolution, pour rappeler ses théories du complot. Il a, également, remis en cause la Constitution tunisienne bien qu’il est supposé en être le garant.
S.H










