L’expert en économie Radhi Meddeb a relaté dans un statut publié, ce samedi 14 mars 2020, les effets économiques du Coronavirus, ainsi que quelques exemples des réactions de certains grands pays, proposant une série de mesures urgentes que devrait prendre l’Etat tunisien.
A ce titre, il a indiqué « Voilà ci-après, quelques-unes des mesures les plus urgentes à prendre:
– diminuer le taux directeur de la Banque Centrale de 200 points de base,
– mettre en paiement sans délai les créances en souffrance des entreprises auprès des administrations et entreprises publiques,
– rembourser aux entreprises, sans autre forme de procès, leurs avoirs et trop perçus fiscaux,
– payer à la STEG, à la SONEDE, à TUNISAIR et à l’ONAS les factures et arriérés des administrations et entreprises publiques,
– consentir un moratoire en faveur des petites et moyennes entreprises en matière de charges fiscales et sociales,
– remettre en vigueur le dégrèvement fiscal pour l’investissement productif,
– suspendre l’application de la TVA sur les ventes des promoteurs immobiliers,
– mettre en place une ligne de crédit pour la restructuration des entreprises en difficulté,
– mettre en place une ligne pour le refinancement des institutions de microfinance,
– intervenir immédiatement sur le marché, sous forme d’achats ou d’opérations de couverture à terme du risque des prix, pour assurer l’approvisionnement du pays en produits pétroliers aux meilleures conditions »
Radhi Meddeb a conclu en soulignant : « On me rétorquera, sans doute, que l’Etat n’a pas les moyens de cette politique. En 2008, au plus haut de la crise des surprimes, Barack Obama avait inondé le marché de financements à très faible coût. Face aux critiques qui lui étaient adressées, il avait alors répondu: « Quand la maison brûle, on s’occupe d’éteindre l’incendie. On se soucie peu de la solidité de ses fondations. » »
S.H










