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Qui est venu avant : le président ou l’œuf ?

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    Confinement jour 26. An 1 de l’ère Kaïs Saïed. Une ère surréaliste faite à la fois de bons vieux clichés et d’images psychédéliques que chacun peut interpréter à sa manière. Et nous ne sommes (heureusement) pas tous égaux face à la bêtise.

     

    L’heure est plus que jamais aux questionnements métaphysiques et aux paradoxes philosophiques sur le sens réel de l’existence. Quelles sont les motivations qui poussent un être humain comme vous et moi à adopter un comportement que nous ne pouvons pas comprendre ? Ni vous, ni moi.

    Qui est venu avant ? L’œuf ou la poule ? Le président ou l’œuf ? Est-ce le président qui a inventé le populisme ou est-ce l’inverse ? La question mérite qu’on s’y penche de très près. Mais pas trop, distanciation sociale et gestes barrière obligent. Si nos dirigeants ne donnent pas l’exemple, nous nous devons nous, simples petits citoyens, tout de même de le faire.

     

    Le président de la République s’est offert un bain de foule hier soir pour chercher un citoyen qui lui a offert un œuf. Non cette phrase n’est pas tirée d’un conte de fées de Hans Christian Anderson ou d’une pièce de théâtre burlesque. Ceci est une actualité bien réelle.

     

    Est-ce que Kaïs Saïed a inventé un nouveau mode de populisme beaucoup trop sophistiqué pour toutes ces mauvaises langues qui le critiquent à longueur de journée ? Ou est-ce le bon vieux populisme qui a inventé de toutes pièces Kaïs Saïed, un président trop beau pour être vrai ?

     

    A l’image des « Habits neufs de l’empereur », de Hans Christian Anderson, Kaïs Saïed est sans doute beaucoup trop vaniteux (et aussi beaucoup trop naïf) pour se remettre en question et admettre qu’il est totalement nu. Ceux qui l’entourent le sont tout autant. Il y a une certaine pudeur et un certain malaise à admettre que le bon gentil président, proche du peuple et si simple, se trompe totalement et fait les choses de travers.

     

    C’est l’histoire d’un empereur qui adore les beaux habits et pour lequel l’apparence comptait plus que tout. Cet empereur eut affaire à deux escrocs lui faisant croire qu’ils allaient lui tisser le plus beau des habits fait d’une étoffe que seules les personnes intelligentes pouvaient voir. Croyant que cette tenue lui permettrait enfin de montrer au monde la personne brillante et distinguée qu’il était, l’idée l’emballa.

    Sauf que l’étoffe n’existait pas et qu’aucun de ses ministres n’a osé lui dire la vérité de peur d’être lui-même désavoué. Ainsi, l’empereur, vêtu d’un habit invisible – donc totalement nu – paradait dans la ville sans que personne ne daigne le lui faire remarquer. Face à un tel spectacle, un enfant s’écrie le plus naturellement du monde : « le roi est nu ! » faisant ainsi tomber à l’eau toute cette mascarade.

    Nous sommes cet enfant là et, n’ayons pas peur de le dire, le roi est nu !

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