Tous, ou presque, ont été rapatriés. Même des coins les plus éloignés. D’Afrique, d’Asie, d’Europe, et même des Etats-Unis.
Le chef de gouvernement a parlé de 18000 : chapeau, bravo, dans le mille !
Cet effort exceptionnel mérite effectivement toute la bénédiction pour un pays pourtant en mal de moyens et de solutions, mais qui ne laisse jamais ses citoyens en perdition.
Des avions ont été réquisitionnés et l’honneur des Tunisiens a été sauvé.
Reste que depuis plus de trois semaines, des centaines de Tunisiens demeurent à la peine.
Ils ne sont pas en Australie, mais en Libye.
Ils ne demandent pas des avions, juste une autorisation.
Ils sont à la frontière du côté libyen, à quelques mètres du sol tunisien.
Plus de 21 jours d’attente dans un horrible désert, à terre, dans des conditions malsaines, quasiment inhumaines.
Les Libyens, de bonne ou de mauvaise foi, ont eu « pitié » de ces centaines de Tunisiens, leur ouvrant la porte d’accès sur le sol tunisien !
Scènes tristes. Scènes surréalistes.
De quel droit a-t-on délaissé, ignoré, humilié ces Tunisiens qui ont tous leurs droits ?!
Il n’y a aucune explication à ce comportement déshonorant, et il est indéniable qu’il faut justifier, même l’injustifiable !
Alors pour les Tunisiens de Libye, on attend l’alibi… Peur pour eux ? Peur d’eux ? Etat peureux ??!
On espérait beaucoup mieux …










