Il n’y a pas eu de « Masques Gate » a assuré ce lundi 27 avril 2020 Mohamed Abbou, ministre d’Etat auprès du chef du gouvernement en charge de la Fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption. Il a affirmé que l’affaire a plus entravé la production de masques lavables qu’autre chose, sachant que le deadline pour la première phase du déconfinement est prévu pour le 4 mai prochain et qu’on a un besoin urgent de ces protections pour assurer cette reprise.
Invité d\’Elyes Gharbi dans l\’émission Midi Show sur Mosaïque Fm, Mohamed Abbou a expliqué le Comité de Contrôle Général des Finances chargé d’enquêter dans l’affaire des soupçons de corruption concernant le dossier de fabrication des masques médicaux lavables et réutilisables, a conclu que des infractions ont été observées en ce qui concerne le respect des procédures des appels d’offres publics dans cette affaire mais il n\’y a rien qui prouve de la corruption ou que des personnes en aient bénéficié.
Le ministre d’Etat auprès du chef du gouvernement a affirmé que les procédures sont en place pour que la Pharmacie centrale devienne une centrale d’achat pour le compte de l’Etat en cette période de pandémie du Covid-19. Elle se chargera aussi de la distribution des masques et du contrôle, le tout selon un cahier des charges mis en place et sans conflit d’intérêts.
Il a expliqué que l’opinion publique a eu l’impression que c’est le ministère de l’Industrie qui était l’acheteur public des masques lavables alors que ce n’est pas du tout le cas et que la mission a été confiée à la Pharmacie centrale. « Il y a eu des dépassements, c\’était à cause de la guerre contre le Covid-19. Mais, ce n’est pas une raison pour transgresser la loi ».
Le ministre a souligné dans ce cadre qu’une circulaire du chef du gouvernement sera publiée prochainement, justement pour clarifier les zones d’ombre dans la loi du conflit d’intérêts.
Sur un autre volet et concernant la nomination des deux dirigeants d’Ennahdha Oussama Ben Salem et Imed Hammami en tant que conseillers auprès du chef du gouvernement Elyes Fakhfakh, une nomination qui a fait couler beaucoup d’encre, Mohamed Abbou a soutenu que le chef du gouvernement est libre de nommer les conseillers qu’il veut.
Il a expliqué qu’avant, sous l’ancien régime, ces nominations se faisaient sous le couvert du secret et qu’il y avait en ce temps 72 conseillers. Pour l’ancien gouvernement, les conseillers étaient au nombre de 15 contre une soixantaine à Matignon. Or, M. Fakhfakh a l’intention d’avoir seulement 12 conseillers. Il en a cinq actuellement.
Cinq autres sont proposés actuellement dont Oussama Ben Salem et Imed Hammami, mais il y a aucune nomination officielle jusqu’à cette heure. Mais, il a promis de publier toutes les nouvelles nominations sur la page du ministère et dans le Jort, avec tous les avantages liés à ces nouvelles fonctions.
S’agissant des critiques formulés quant au cursus des deux nahdhaouis, M. Abbou a indiqué que le chef du gouvernement a le droit d’avoir des conseillers politiques et admis que lors des négociations M. Fakhfakh a accepté d’avoir un conseiller de chaque parti politique et qu’il y a des partis qui ont envoyé jusqu’à 6 CV.
Et d’expliquer que le chef du gouvernement avait besoin de ces conseillers pour coordonner avec les différents ministères. Ceci dit, il a promis que tous ceux qui seront à la Kasbah ne resteront pas sans travail comme cela a été déjà le cas auparavant.
En réponse à une question du journaliste, il a admis que la présidence du gouvernement avait reçu une lettre de parties officielles faisant état de soupçons de corruption contre Oussama Ben Salem et que M. Fakhfakh allait l’étudier.
Mohamed Abbou a tenu à rappeler que le gouvernement est installé depuis peu et qu\’il n’a pas été épargné pour autant, les critiques fusant de toutes parts.
I.N










