Le ministère des Affaires locales a souligné, dans un communiqué publié ce vendredi 12 juin 2020, que le président de la République, en tant que citoyen tunisien, a le droit d\’exercer sa liberté de circulation conformément aux dispositions prévues par la loi.
Le ministère réagissait ainsi aux propos du maire de la commune du Kram, Fathi Laâyouni, qui s’est dit exaspéré par les agissements du président de la République, Kaïs Saïed, qui est allé « sans le prévenir » faire la prière du vendredi au Kram. L’ancien avocat a déclaré que le président avait carrément enfreint la constitution en négligeant tout le 7ème chapitre consacré au pouvoir local.
Le ministère a, pour sa part, souligné que la présidence de la République incarne le prestige de l\’État en plus des pouvoirs constitutionnels conférés au chef de l’Etat, affirmant que les déclarations de Fathi Laâyouni portent atteinte à la symbolique de la présidence de la République et au prestige du président et de l’Etat. Il a ajouté que rien dans la loi n\’interdit au président de circuler librement.
Fathi Laâyouni avait estimé que Kaïs Saïed aurait dû l’informer de ce déplacement puisqu’il se trouve sous son autorité de maire. Il a ajouté qu’il allait envoyer une correspondance officielle à la présidence de la République pour exprimer son mécontentement. Une réaction qui a fait de lui la risée de la toile qui n’a pas manqué de lui signifier le ridicule de sa réaction.
M.B.Z










