Le maire de Bizerte Kamel Ben Amara est revenu, dans une déclaration accordée ce lundi 15 juin 2020, à Mosaïque FM, sur la polémique de l’affiche accrochée dans la mairie et interdisant aux citoyens de donner des prénoms d’origine étrangère non-arabe à leurs enfants.
« Avec l’émergence et la popularité des feuilletons d’autres pays, des gens ont commencé à donner des prénoms étrangers à leurs enfants. Le chef de service de l’Etat civil s’est retrouvé dans une position délicate car on lui a signifié qu’il n’était pas en train de respecter la loi. Il m’en a parlé et je lui ai demandé de respecter la loi, elle est toutefois ambiguë et peut être interprétée. Je ne peux imposer à un cadre de violer la loi et si nous ne parvenons pas à nous mettre d’accord avec les citoyens il y a toujours la voie légale. Il faut se référer au dictionnaire de langue arabe » a-t-il précisé.
La liste publiée par la mairie de Bizerte, parle de l’interdiction de certains prénoms, dont Rostom, Majdouline, Eline et Sandra.
Rappelons que la loi n°3 du 1er août 1957 stipule qu’il est interdit d\’attribuer des prénoms non arabes aux nouveau-nés, tout comme il est interdit d\’attribuer des prénoms semblables aux noms ou des prénoms et noms en même temps de personnalités ou encore des prénoms immoraux.
M.B.Z










