La députée d\’Attayar, Samia Abbou, est intervenue ce lundi 15 juin 2020, sur Shems FM et a réagi aux propos la visant prononcés quelques heures plus tôt, par la présidente du PDL, Abir Moussi.
Samia Abbou a estimé que sa conversation avec le député Ennahdha Bechr Chebbi a été déformée et qu’il y’a eu manipulation avec la complicité de journalistes ayant choisi de défendre « la racaille de l’ancien système ».
« Abir Moussi est une catastrophe qui s’est abattue sur l’ARP. Ce que j’ai dit, hormis le mot chienne, je l’assume totalement. Bechr est venu me dire qu’une plainte contre elle sera déposée. Déposer une plainte ne veut pas dire fabriquer un dossier. Je lui ai alors dit que ce n’était pas la bonne approche et qu’il fallait changer de système en exposant plutôt son linge sale et les dossiers qu’il détient depuis des années contre elle », a affirmé l’élue.
Mme Abbou a indiqué que certaines parties sont intervenues pour trafiquer l\’équipement de manière à ce que ses propos soient audibles, précisant qu’elle savait que le micro était encore en marche et qu’elle s’en est éloignée.
« Elle parle de système mais c’est elle qui est en guerre pour le système, alors que notre parti se bat pour le peuple. Nous critiquons Ennahdha, mais quand il le faut et c\’est pareil pour les RCDistes. Il y a aussi cette racaille qui ne sait pas ce que le militantisme veut dire et qui était payée pour faire de la délation et pour piéger ses collègues. Abir Moussi était payée 125 mille dinars par an pour rapporter les faits et gestes des avocats. Aujourd’hui, elle parle de menaces ! Moi aussi j’ai reçu des menaces et je n’instrumentalise pas ça, je n’en fais pas étalage ! » a-t-elle poursuivi.
Samia Abbou a enfin affirmé que la télévision nationale ne l’a pas invitée pour un débat avec Abir Moussi mais a, au contraire, donné une tribune à la députée, ajoutant que l’élue du PDL devrait être en prison pour ses « crimes » et que c’est justement Ennahdha et la coalition « fallacieuse » de 2014 qui le lui avait épargné.
M.B.Z










