Le député indépendant Rached Khiari (anciennement Coalition Al-Karama) s’est fait ridiculiser sur le plateau de l’émission « Wahch Chacha » diffusée sur la chaîne Attessia, dimanche 21 juin 2020.
Le député a eu droit à une leçon d’histoire en réponse à ses accusations calomnieuses à l’encontre du fondateur de la République tunisienne, Habib Bourguiba. Rached Khiari a, rappelons-le, qualifié le Combattant suprême « d’agent de la France » lors de son intervention à la plénière du 9 juin qui avait été consacrée à la discussion d’une motion demandant des excuses et des indemnisations à la France pour les crimes commis durant la colonisation. Cette motion avait été présentée par la coalition Al Karama, dirigée par l’avocat Seif Eddine Makhlouf.
L’universitaire et historien, Néji Jalloul, présent sur le plateau de Wahch Chacha a réagi aux allégations de Rached Khiari en lui expliquant d’abord que Habib Bourguiba avait été classé « ennemi juré » de la France en 1925 par le cinquième bureau (organisme de l\’armée française créé en 1957 et chargé pendant la guerre d\’Algérie d’« action psychologique »).
Il a ajouté également que Habib Bourguiba avait rédigé un livre « Le Destour et la France » dans lequel le fondateur de la République tunisienne parlait de la France en tant qu’ennemi, de l’altération de l’identité tunisienne et de l’Islam.
Dans une tentative désespérée de masquer son ignorance de l’histoire de son pays ou du moins une grande partie, Rached Khiari a rétorqué en dénonçant la dénomination de la rue Charles de Gaulle par Habib Bourguiba en hommage au général alors président de la République française.
Ce à quoi Néji Jalloul a répondu en soulignant qu’après les batailles de l’évacuation, la Tunisie – alors Etat indépendant – se devait simplement de maintenir des relations diplomatiques avec la France et qu’il était, de ce fait, « normal » de nommer une rue du nom du président français.
A cours d\’arguments, le député a ressorti son fameux dossier sur l’accord d’exploitation du sel (La convention avec la Cotusal datant de 1949). Il a indiqué, dans ce sens, qu’il était inadmissible de facturer l’exploitation d’un hectare à un prix dérisoire.
Néji Jallouli, exaspéré, a rappelé qu’il avait, lui-même, rédigé un livre sur cette convention. « Le sel est ultra-abondant. Il y a 360 pays qui produisent du sel (…) nous ne faisons qu’appliquer les prix du marché international ».
N.J










