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Hayouni expliquant les événements de Tataouine : les agents ont dû se défendre !

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    Les récents évènements de Tataouine ont été, ce lundi 22 juin 2020, l’objet de l’intervention téléphonique du porte-parole du ministère de l\’Intérieur Khaled Hayouni au micro d\’Elyes Gharbi dans l\’émission Midi Show sur Mosaïque FM.

     

    Les revendications sociales des citoyens est un droit légitime garanti par des textes de loi, a assuré d’emblée M. Hayouni. Toutefois, il a voulu éclairer l’opinion publique sur la situation sécuritaire sur le terrain, en expliquant que les violences ont éclaté après que les unités sécuritaires ont appliqué la loi à travers l’arrestation d’un individu objet de mandats de recherche par la justice tunisienne pour un ensemble de procès.

    « Notre rôle est d’appliquer la loi quelle que soit la qualité de la personne concernée », a-t-il indiqué. Le porte-parole a précisé que suite à quoi des mouvements protestataires ont été enregistrés, notamment la fermetures de routes et d’intersections avec des pneus incendiés outre un rassemblement d’un nombre important de personnes, le tout accompagné de diverses atteintes contre les agents et les locaux sécuritaires qui ont été visés par des projectiles et des cocktails Molotov. Cette situation a entrainé la blessure d’agents en fonction dont certaines très graves. Et de recenser des entailles, des plaies ouvertes, des fractures ainsi que des dégâts humains et matériels.

     

    « Ce genre de comportement est une menace pour la vie d’autrui ainsi que pour la sûreté des locaux de souveraineté, qui sont au final la propriété de l’Etat tunisien », a martelé Khaled Hayouni, dénonçant les pratiques de certains manifestants qui ont confisqué des biens privés et des biens de l’Etat et qui ont mis en danger la vie des citoyens, des agents mais aussi celles d’autres protestataires. Il a expliqué que certains manifestants ont visé les locaux et les véhicules sécuritaires par les cocktails Molotov et que les forces de l’ordre se sont retrouvées obligées de secourir les agents mais aussi les protestataires proches des jets de ces bouteilles incendiaires.

     

     

    « L’affaire est liée à la sûreté des agents ainsi que celle des citoyens. En tant que forces de l\’ordre, on est obligé d’assurer la sécurité de l’ensemble des personnes présentes dans l’environnement des évènements (citoyens, agents et protestataires) », s’est-il défendu, en soulignant qu’il n’y a pas de poursuites dans les rues mais une situation de défense du groupement sécuritaire face aux multiples attaques.

     

    Autre fait important, M. Hayouni a affirmé que le ministère de l’Intérieur a pris les dispositions administratives nécessaires et légales contre les propos choquants d’un agent face à la caméra d’une journaliste, qu’il était en train de harceler pour avoir sa carte de presse en déclarant « Vous êtes venue du confins du monde pour une poignée de « Jboura« , (ringards en dialecte tunisien, ndlr) ».

    Il a assuré que le « ministère travaille sur l’évolution des performances opérationnelles des agents ainsi que sur l’évolution relationnelle avec les citoyens qu’ils soient journalistes ou pas ».

     

    Khaled Hayouni a profité de son passage sur la radio pour appeler les différentes parties prenantes à la retenue et de soutenir que les agents ont été appelé à se contrôler, à garder leur calme et à ne pas réagir aux provocations.

     

    Des tensions et des protestations ont été enregistrées, dimanche 21 juin 2020, et se poursuivent encore, suite à une descente effectuée par les forces de sécurité nationale la nuit de samedi à dimanche pour enlever les tentes du sit-in El Kamour. Une grève générale a été décrétée dans toute la région, lundi 22 juin, l’Union régional de travail à Tataouine dénonçant un « usage excessif de la force ». Le ministère a tenté de se défendre en pointant l’agression physique de ces agents. Mais, les choses se sont envenimées davantage après les propos déplacés de l’agent.

     

    I.N

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