Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué l’idée d’un TGV qui parcourrait la Tunisie du nord au sud et qui partirait de Bizerte lors de la conférence de presse tenue le 22 juin 2020 avec le président français Emmanuel Macron.
Il est certain qu’un tel projet aurait un impact significatif sur la Tunisie au niveaux social et surtout économique en participant au désenclavement du sud tunisien. Sauf que le bénéfice évident d’un tel projet fait que l’idée n’est pas neuve.
L’un des tous premiers à avoir évoqué une liaison ferroviaire entre le Nord et le Sud de la Tunisie est Ahmed Néjib Chebbi. Cette idée faisait partie de son programme présidentiel pour la campagne électorale de 2014 et il l’avait exposée dans une interview accordée à Business News le 1er septembre de la même année. Il avait déclaré : « Pour remettre le pays au travail il faut deux choses : des investissements publics massifs dans l\’infrastructure et dans les équipements collectifs : Cela prendra peut-être plus que 5 ans mais il faut faire deux lignes de TGV, celle de l\’ouest qui part de Tunis jusqu\’à Tozeur à travers le Kef, Kasserine et Gafsa, et une deuxième ligne Tunis-Ben Guerdène en attendant qu\’elle devienne Tunis-Tripoli. Ces deux lignes vont faire fusionner le marché local ! ».
Quel que soit le « propriétaire » de l’idée, il est évident qu’un tel projet serait extrêmement bénéfique pour la Tunisie. Maintenant, il ne reste plus que la partie la plus difficile : le réaliser.
M.A










