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Le « Yebta chwaya » d’Elyes Fakhfakh excite la toile !

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    Lors de la plénière consacrée ce jeudi 25 juin 2020, à l’audition du chef du gouvernement à propos des cent premiers jours de l’action gouvernementale, Elyes Fakhfakh a consacré plus de 25 minutes de son discours au scandale de conflit d’intérêt dont il fait l’objet.

     

     

    Pour se défendre, le chef du gouvernement a notamment indiqué qu’il a toujours travaillé en toute transparence et qu’il veille à ancrer les valeurs de l’intégrité et à lutter contre la corruption. « Ainsi, à ceux qui mettent en doute ma crédibilité, je dis vous pouvez toujours attendre », a ajouté Elyes Fakhfakh. La phrase de trop qui inonde les réseaux depuis ce matin.

     

    Dite en français elle peut sembler anodine, il titille ses détracteurs, rien de bien méchant. En Tunisien cette phrase relève plus du langage argotique qu’on n’a pas du tout l’habitude d’entendre de la bouche d’une certaine élite. On pourrait la traduire par « Tintin! » qui veut dire : « N\’y comptez pas ! ».

    « Vous pouvez toujours attendre » dite ainsi, revêt un ton de provocation et de défi. Vu qu’il est au centre d’un scandale et qu’il a du mal à prouver sa bonne foi, Elyes Fakhfakh aurait dû modérer ses propos.

     

    Cela dit, comme le Tunisien aime beaucoup les quolibets et tourner en dérision tout ce que lui offrent sur un plateau d’argent les politiciens, et de la matière, admettons-le, il y’en a pas mal, la prestation du chef du gouvernement a été à l’origine de toutes sortes de blagues.  

     

    Pour faire d’une pierre deux coups, on a évidemment mêlé le président de la République à l’affaire. Kaïs Saïed, au langage oral et corporel d’une autre époque et qui est aussi une star de la toile, n’a pas manqué la fête. Dans une photo très partagée sur les réseaux on le voit corriger le chef du gouvernement. Lui qui ne parle qu’en arabe littéraire, apprenait à Elyes Fakhfakh de dire « vous pouvez toujours attendre » mais en langage plus soutenu.

     

     

    Sur une autre photo, on voit Elyes Fakhfakh reprenant le dernier discours de l’ancien président déchu, Zine El Abidine Ben Ali. Un clin d\’oeil à un imminent départ forcé sans doute.

     

     

    Autre blague, autre genre. « Cette fois c’est un « vous pouvez toujours attendre », la prochaine fois ce sera « pas de fête sans Bousaâda » » dit un autre post, qui a accompagné le texte signé « Elyes Chouerreb », comparant ainsi le chef du gouvernement au bandit notoire Ali Chouerreb, d’une photo d’un couteau suisse emblème des voyous.  

     

     

    Cette assimilation au langage des délinquants a été à l’origine de nombreux posts sur les réseaux.

     

     

    D’autres posts, plus sérieux, ont énuméré les promesses électorales, les problèmes du pays, les priorités qui sont censées être celles du nouveau gouvernement et surtout les attentes des Tunisiens éreintés par la crise, ponctuant cette liste par le désormais célèbre « vous pouvez toujours attendre »…

     

     

     

     

     

    M.B.Z

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