Une campagne anti-LGBT ((lesbienne, gay, bi et trans) semble envahir la toile. « Je ne soutiens pas la communauté LGBT ». C’est ce que des internautes tunisiens clament en cette fin de semaine sur le réseau social, Facebook.
Un post sur lequel cette phrase est écrite dans trois langues – français, anglais et arabe – avec le drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBT barré d’une croix circule sur la plateforme de Mark Zuckerberg, sans gêne, aucune.
La discrimination de cette communauté refait, ainsi, surface en grande pompe cette fois à une heure où la minorité LGBT, qui d’ailleurs se fait discrète en Tunisie, subit encore des violations sous les yeux des politiques et de la société.
La lutte pour l’abrogation de l’article 230 pénalisant l’homosexualité n’a mené a rien, jusqu’à ce jour. Chose dont on ne peut s’étonner, face à une société qui affiche, publiquement, sa haine pour une minorité – lourdement opprimée à l’échelle mondiale.
Ce qui est, tout de même, affligeant est l\’inaction de Facebook. Le réseau social ne s\’est pas encore mobilisé face à cette déferlante de réactions hostiles et sans fondement. Aurait-il changé de politique ou simplement opté, lui aussi, pour le silence ?
Cette campagne anti-LGBT n’est pas isolée. Des activistes et militants pour les droits de la communauté LGBT ont dénoncé, récemment, une large campagne visant cette minorité dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (Mena). Des appels au meurtre des membres de la communauté LGBT ont envahi la toile au lendemain du décès de l’activiste égyptienne Sarah Hejazi.
Soutenant que l’incitation à la haine contre la communauté LGBT est devenue endémique dans la région Mena, des militants ont appelé la plateforme à prendre les mesures nécessaires. Aucune réaction de la part de Facebook n’a été enregistrée pour le moment.
N.J.










