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A cause de son rouge à lèvres, une enseignante empêchée d’assurer sa surveillance au Bac

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     Une professeure de philosophie, Mariem Bouzid, a publié ce mardi 14 juillet 2020, un statut qui a fait un tollé sur la toile.

    L’enseignante y explique qu’elle a été empêchée d’assurer sa surveillance à une épreuve du Bac, pour motif de « tenue incorrecte et rouge à lèvres très voyant ». Elle précise que c’est son collègue, le deuxième surveillant, qui est allé se plaindre auprès de l’administration et demandé à ce qu’on la remplace et que celle-ci s\’est exécutée. 

     

     

     

     

    Très vite, ce témoignage a suscité un tollé de réactions sur la toile. Des collègues, amis et internautes touchés par cette histoire invraisemblable ont exprimé leur soutien à la professeure, déplorant l’obscurantisme qui sévit impunément dans le pays…

     

     

     

     

     

     

     




    Le secrétaire général de la section du Kef de la fédération générale de l\’enseignement secondaire, Wahid Hanoudi, est revenu, mercredi 15 juillet 2020, sur l’affaire.
     
    Intervenu sur les ondes de Mosaïque FM, il a déploré la décision de l’administration du lycée assurant que c’était le deuxième surveillant qui aurait dû quitter la salle et non l’inverse. 
     
    Pour ce qui est des motifs de la plainte du professeur surveillant, Wahid Hanoudi, a expliqué que celui-ci avait contesté le comportement de sa collègue qui s’est permis de divertir les élèves afin de les mettre à l’aise avant le début de l’épreuve. 
     
    Il a ajouté que les deux parties avaient été convoquées au bureau du directeur du lycée et que le surveillant avait présenté ses excuses à sa collègue en présence de deux membres du syndicat. 
     
    Le secrétaire général de la section du Kef de la fédération générale de l\’enseignement secondaire n’a pas infirmé, par ailleurs, la version de la professeure qui a assuré que son collègue s’était plaint de sa tenue et son rouge à lèvres, jugés indécents. 
     
    « Nous serons les soldats qui défendront les libertés et les droits de chacun de nos collègues », a-t-il lancé affirmant que le secteur de l’enseignement défend un modèle de société progressiste. 
     

    M.B.Z

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