Le populisme dans les meetings atteint des niveaux inouïs et, en la matière, Abir Moussi sait faire. Pur produit dans ce qu’il y a de plus moche dans les partis destouriens, le culte du chef, les chansons dignes des scouts réécrites à la sauce politique. Son meeting d’hier a été une reproduction parfaite de ce que l’on entonnait dans les meetings du PSD puis du RCD.
On a beau croire que l’on n’est plus dans les années 70 et 80, que ce type de chansons est de l’anachronisme, Abir Moussi et ses milliers de fans sont là pour nous rappeler que l’on vit encore hors du temps. Cette chanson illustre à merveille les propos où elle joue avec « le chi » pour rimer « Ghannouchi » (président de l’assemblée et président d’Ennahdha) avec « Allouchi » signifiant « mon mouton » en dialectal tunisien. En chœur, les fans du PDL avec leur chef d’orchestre Abir Moussi pour nous dire qu’à cause de Ghannouchi, ils n’ont pas pu acheter leur mouton de l’aïd que le monde islamique s’apprête à fêter ce vendredi 31 juillet.
R.B.H.










