Le chef du bloc parlementaire d’Ennahdha, Noureddine Bhiri a accusé jeudi 30 juillet 2020, des agendas régionaux et arabes spécialement les Emirats arabes et l’Egypte d’être derrière la motion de retrait de confiance au président du Parlement, Rached Ghannouchi.
Intervenu sur les ondes d’Express FM, il a précisé que la raison de la motion de censure était le coup de fil adressé par le président du parlement, Rached Ghannouchi au président du Conseil présidentiel du gouvernement d\’union nationale libyen, Fayez El Sarraj. « Il y a une position régionale hostile à la révolution tunisienne et à la démocratie en Tunisie et en Libye» a-t-il mentionné.
Noureddine Bhiri ajoute qu’il s’agit d’une tentative de perturber l’Etat et de plonger le pays dans un vide gouvernemental et parlementaire au moment où il n’y aurait pas d’assemblée pour voter la confiance au prochain gouvernement.
Interrogé sur les preuves de ses accusations, le dirigeant Ennahdha a souligné que les médias officiels et les médias sociaux des Emirats ont fait la propagande contre le président du Parlement en particulier et la démocratie tunisienne en général et que personne ne peut nier l’intervention des Emirats en Tunisie. « J’aurais aimé que l’ambassade des Emirats à Tunis et le gouvernement déclarent qu’ils sont loin d’être impliqués dans une intervention en Tunisie et démentent les déclarations de ministre des Affaires étrangères et les pages sponsorisées afin d’arrêter sa position officielle » a-t-il avancé.
Il a précisé que la séance d’aujourd’hui aura des répercussions qui ne visent ni Ghannouchi ni le parti Ennahdha mais plutôt l’expérience démocratique tunisienne.
Les accusations de Noureddine Bhiri ont, notons-le, suscité une vive polémique parmi les députés. Certains ont indiqué qu’il ne possède aucune donnée concernant des tentatives de soudoyer des députés pour destituer Ghannouchi. D’autres ont considéré qu’il s’agit de dangereuses accusations.










