Voilà comment opèrent les députés d’Al Karama quand un journaliste les critique un peu trop, ils lancent une campagne sur les réseaux sociaux pour le dénigrer par le biais de leurs milliers de fans. Mais quand le journaliste n’est pas connu, c’est en direction du directeur du média qu’on mène les attaques.
Cette fois, c’est le patron de Mosaïque FM Noureddine Boutar qui se trouve victime des attaques concomitantes des députés et ce à la suite des analyses de ses différents journalistes et chroniqueurs hier à la radio.
Le premier à ouvrir le bal, c’est le patron du parti Seïf Eddine Makhlouf qui a consacré un post Facebook contre M. Boutar pour le dénigrer et traiter ses journalistes de singes. Un post rempli de contrevérités, du reste. Il dit que Mosaïque était la propriété de Belhassen Trabelsi avant la révolution et M. Boutar n’était qu’un journaliste est faux. La radio a été fondée par Noureddine Boutar et Trabelsi n’était qu’un actionnaire parmi beaucoup d’autres.
Le député Zied El Hachemi, dans la directe ligne de son patron, a remis une couche ce matin pour attaquer M. Boutar et ce en déclarant que c’est lui le responsable puisqu’il dirige son équipe avec des gifles. Un bas niveau qui n’est pas inconnu pour les médias et les patrons de médias. Chaque fois que les journalistes critiquent un peu trop un député Al Karama, c’est le patron du média qui reçoit des menaces d’attaques virtuelles. Le directeur de Business News a une idée précise de ces menaces.

Aussitôt postées, les publications bénéficient de milliers de like et de centaines de partages à travers les réseaux sociaux.
Aussi bien Seïf Eddine Makhlouf que Zied El Hachemi agissent ainsi parce qu’ils ont un sentiment d’impunité. Bénéficiant d’une immunité parlementaire, ils se permettent d’insulter et de menacer qui ils veulent, une fois un journaliste, une fois un magistrat, une fois un député. La loi est pourtant claire, mais elle n’a jamais été appliquée : l’immunité parlementaire ne touche que le travail parlementaire, il n’a jamais été question de protéger ceux qui lancent des injures et des menaces sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, ils profitent de la notoriété de ces médias et de leur portée et accourent à chaque fois qu\’on leur demande de venir. Là, le média devient respectable.

Toute l’équipe de Business News exprime sa solidarité totale avec les confrères et les consoeurs de Mosaïque FM et en particulier Noureddine Boutar, ces injures d’Al Karama ne feront que renforcer nos libertés chèrement acquises et qu’on ne doit certainement pas aux charlatans de la révolution.
R.B.H










