Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, est revenu sur sa rencontre hier avec le président de la République Kaïs Saïed, lors de son intervention dans la Matinale du mercredi 21 octobre 2020 sur les ondes de Shems FM.
Le projet de loi présenté par le gouvernement précédent concernant un projet de loi organique relatif à la liberté de la communication audiovisuelle et l’organisation de la Haica et la détermination de ses spécialités était au centre de cette rencontre.
Noureddine Tabboubi a souligné que le retrait par le gouvernement du projet de loi sur l’audiovisuel la veille de la plénière consacrée à l‘initiative proposée par Al Karama suscitait de multiples doutes et interprétations surtout que l’examen de ce projet avait pris trop de temps et d’efforts.
Soutenant que l’initiative avancée par le bloc Al Karama ne reflète pas les préoccupations des journalistes, il a souligné : » La situation des journalistes, à part quelques exceptions, est difficile. Certains travaillent avec des petits salaires et des conditions de travail lamentables. C’est le Parlement qui a donné naissance à la Haica en tant qu’instance indépendante. Certaines chaînes TV ne répondent pas aux dispositions de la loi pour cela il ne faut pas ouvrir la porte devant n’importe qui ! »
Et d’ajouter qu’avec la jeune démocratie que vient d’instaurer la Tunisie, il faut se tenir au débat participatif et la communication mutuelle pour assurer la continuité de l’Etat dont parle le chef du gouvernement, Hichem Mechichi.
M. Taboubi a par ailleurs mis en garde contre les lobbys de la distribution soulignant l’impact de ces pratiques illégales sur l’augmentation des prix. Il a aussi évoqué la dégradation de l’état des hôpitaux à cause de la crise de Covid-19.
Le secrétaire général de l’UGTT a également indiqué que les gouvernements ne communiquaient pas les vrais chiffres pointant du doigt une mauvaise gestion des dons cumulés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.
« Les dons ont été mobilisés pour faire face à la crise sanitaire (l’achat des médicaments et des moyens de protection) et non pour payer les salaires des fonctionnaires de la Santé. L’Etat aurait dû prendre en considération le paiement des salaires », a-t-il expliqué.
I.M










