Les employés de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) se considérant comme renvoyés abusivement, ont publié un communiqué daté du 14 janvier 2021 répondant à ce qu’ils considèrent comme les « mensonges » de l’instance proférés dans son communiqué du 12 janvier courant.
Ils ont appelé l’actuel président de l’Inlucc Imed Boukhris à ne plus diaboliser les employés et à prouver ses dires par des preuves qui étayent le fait qu’ils étaient dans une situation illégale.
Ainsi, ils ont indiqué que contrairement à ce qui a été annoncé dans le communiqué, la décision de « limogeage abusif » est intervenue non pas suite à l’examen de déclarations de biens de certains citoyens, mais après que certains employés aient consulté celle du président de l’instance. Ce dernier était en colère, les a traités comme des criminels, interrogés comme tels, sans raisons.
En effet, l’Inlucc avait précisé qu\’elle avait mis un terme aux contrats de quatre agents de bureau parce qu’ils ont accédé aux systèmes d’informations de l’instance pour consulter les déclarations de biens de certains citoyens, sans autorisation.
Or, ces mêmes employés affirment qu’ils étaient habilités à le faire et que c’est dans le cœur de leur travail de consulter les déclarations pour demander à ce qu’elles soient complétées, si besoin. Preuve à l’appui, le nombre important d’avertissements, de plaintes et de décisions prises depuis l’entrée en vigueur de la Loi 46-2018, relative aux déclarations.
Autre fait important, les signataires du communiqué appellent à comparer les travaux de l’unité avant et après la nomination du nouveau président de l’instance et de remarquer l’entrave aux avertissements liés aux conflits d’intérêts et qui doivent être publiés dans un délai maximal de deux mois.
Le communiqué a aussi présenté des éclaircissements quant aux autres faits reprochés aux employés limogés et à l’avortement de la mise en place d’un syndicat devant défendre leurs intérêts.
Notons que les employés limogés sont en sit-in dans les locaux de la Ligue de défense des droits de l’Homme, depuis le 3 janvier.
I.N










