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Ahmed El Karm : L’ajout d’intérêt du rééchelonnement des crédits se fera en bout de chaîne

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    Le président du directoire d\’Amen Bank et membre de l\’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), Ahmed El Karm, est revenu sur le soutien bancaire aux entreprises sinistrées.

     

    Invité de Anis Morai dans l’émission « Dans le vif du sujet » sur RTCI, M. El Karm a affirmé qu’en appelant à plus d’agilité, le gouvernement vise l’accélération de l’octroi des crédits de soutien aux entreprises sinistrées par le Covid-19.

     

    « Nous avons autorisé l’équivalent de 5 milliards de dinars de crédits de soutien. Le déblocage est partiel : nous sommes à 60% de montants débloqués. Ce retard de déblocage s’explique par le temps de mise en place de l’infrastructure réglementaire, informatique et administrative de cette nouvelle décision. Les choses sont en train de s’accélérer et je pense que les 5 milliards de dinars seront totalement débloqués dans les jours qui viennent. Mais, on se prépare parce que la date limité a été portée de fin décembre 2020 à fin décembre 2021. On continue donc à octroyer des crédits de soutien et j’appelle les entreprises qui ne l’ont pas fait à s’inscrire sur la plateforme », a indiqué le président du directoire d\’Amen Bank.

    Et de préciser que « 96% des demandes de soutien, parvenues par les entreprises qui ont reçu le ticket d’éligibilité, ont été satisfaites par les banques et que les rejets sont dus à des facteurs purement techniques, ce qui prouve l’adhésion totale et très volontaire de la part des responsables de banque ».

     

    S’agissant du financement des TPE, M. El Karm a admis que les TPE n’ont pas les faveurs des banques : « notre système de gouvernance, le cadre réglementaire et les règles prudentielles que nous sommes obligés de respecter ne facilitent pas une intervention directe et massive des financements de la petite entreprise.

    Les TPE, outre le financement, ont besoin d’accompagnement, car elles sont en majorité des entreprises individuelles qui n’ont pas une connaissance des pratiques bancaires, qui sont en train d’évoluer dans un environnement hostile, la plupart d’entre elles est dans l’informel et n’ont pas de comptabilité ».

     

     

     

    En ce qui concerne les frais supplémentaires dus au report des échéances, le membre de l\’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers a souligné : « Nous avons appliqué à la lettre les textes de la BCT : reporter les échéances en principal et intérêt pour sept mois pour ceux qui ont un salaire mensuel net inférieur à 1.000 dinars et trois mois pour les autres. Les montants reportés sont pris telquels et sont rééchelonnés après la fin du crédit initial.

    Mais quand vous avez des échéances qui datent du mois d’avril 2020 que vous rééchelonnez au mois de janvier 2021 : il y a une période qui est passée entre l’échéance reportée et le début de remboursement, mais cette période là correspond à un intérêt automatiquement (il y a une grâce du principal mais pas des intérêts, ndlr) ».

    Et d’ajouter : « On a voulu faire un geste pour nos clients pour les intérêts intercalaires (les intérêts intercalaires n\’étant facturés que dans le cas où l’emprunt est débloqué en plusieurs fois, ndlr) mais on n’a pas pu parce que l’administration ne nous a pas soutenus et que le process est complexe.

    Ceci dit, nous nous engageons à trouver des solutions, au cas par cas, pour toutes les personnes physiques qui ont subi une baisse de revenu ».

    Autre précision de taille et en réponse à l\’interrogation : l’ajout des intérêts se fera en glissement ou en bout de chaîne ? Ahmed El Karm a noté que l’ajout se fera en bout de chaine : dès que le crédit initial se termine on fait un autre crédit pour régler le montant qui n’a pas été remboursé. En ce qui concerne l’assurance, il a estimé que les primes payées devraient couvrir les risques liés au rallongement de la période. « C’est notre vision des choses », a-t-il expliqué.

     

    I.N


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