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Ahmed Néjib Chebbi : On ne peut résoudre cette crise sans le peuple

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    Le président du parti Al Amal, Ahmed Néjib Chebbi a été l’invité de la Matinale de Hamza Belloumi sur Shems FM, mardi 16 février 2021. Il est revenu sur la crise politique actuelle et le conflit qui oppose les deux têtes de l’exécutif, Kaïs Saïed à Carthage et Hichem Mechichi à la Kasbah au sujet du remaniement ministériel.

      

     
    Le chef de l’Etat a, rappelons-le, opposé un véto au remaniement opéré par le chef du gouvernement et approuvé par le Parlement prétextant des suspicions de corruption dont quatre des ministres nommés feraient l’objet causant ainsi un blocage politique inédit.

     

    Ahmed Néjib Chebbi a souligné que cette crise ne pourrait être résolue sans le peuple notant qu’il faudrait laisser la parole aux citoyens pour choisir le régime politique qui leur convient le mieux et ce à travers un référendum. 

    Il a relevé, dans ce même contexte, la complexité du processus à cause de l’absence de texte juridique clair à ce sujet rappelant que cet outil qu’est le référendum n’est mentionné que deux fois dans la Constitution (articles 3 et 50, ndlr).   

    En effet, selon Ahmed Néjib Chebbi le régime politique actuel – étant « hybride » –représente une problématique majeure et est à l’origine de l’instabilité du gouvernement. 

    « Il faut libérer l’Etat et ceci ne peut se faire qu’en changeant de régime politique », a-t-il affirmé. 

    Ahmed Néjib Chebbi a pointé du doigt les tiraillements qui secouent les politiques au pouvoir pour mettre la main sur le gouvernement.

     

    Il a expliqué, dans ce sens, que la crise actuelle avait éclaté au terme des élections de 2019 et l’une de ses premières manifestations était la chute du gouvernement de Habib Jemli début 2020. 

    Le politicien a ajouté que le gouvernement actuel était au cœur d’un conflit entre Rached Ghannouchi et Kaïs Saïed rappelant qu’à son arrivée à la tête du Parlement, Rached Ghannouchi a convoqué des ministres et s’est autorisé à faire ce qu’on appelle de la diplomatie parlementaire.

    Ce à quoi, Kaïs Saïed a réagi en essayant de remettre la main sur le gouvernement et en allant quérir des prérogatives que la Constitution ne lui permet point.  

    N.J. 

     

     

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