Le député et président du bloc de la Réforme, Hassouna Nasfi, a affirmé qu’il avait repris ses anciennes fonctions depuis le 15 décembre 2021. « J’ai retrouvé mon poste de fonctionnaire public après avoir déposé une demande écrite auprès de l’administration de l’établissement concerné, de la présidence du gouvernement et du ministère de tutelle afin de mettre fin à ma mise en disponibilité spéciale », a-t-il expliqué.
Interrogé le 5 janvier 2022 sur la question par Myriam Belkadhi sur les ondes de la radio Shems FM, Hassouna Nasfi a précisé que plusieurs autres députés ont, également, mis fin à la mise en disponibilité spéciale. Il a cité les noms de Nabil Hajji, Tarek Fetiti, Tarek Brahmi et Hatem Mensi.
« Nous avons été privés de notre couverture sociale durant trois mois. En tant que fonctionnaires publics, nous courrons des risques par rapport à nos pensions de retraite. De plus, les députés, déjà à la retraite, ont été privés de leurs salaires de député, ainsi que de leurs pensions de retraite », a-t-il ajouté.
Hassouna Nasfi a évoqué l’exemple du député Fakhreddine Chabchoub qui avait déposé une demande auprès de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale pour avoir sa pension de retraite depuis le 1er novembre 2021. Le député a expliqué qu’il n’a toujours pas reçu de réponse.
« Nous allons faire face à un problème juridique au sujet de la carrière des fonctionnaires publics élus à l’Assemblée des représentants du peuple. Il va y avoir un vide au niveau de la cotisation auprès des caisses de sécurité sociale. Le fonctionnaire public n’est pas fautif puisqu’il ne s’agit pas de sa décision », a-t-il critiqué.
Hassouna Nasfi a, également, affirmé qu’il comptait arrêter sa carrière politique. « Je n’ai plus envie de continuer ma carrière politique. Ma décision n’a rien à voir avec l’affaire de Noureddine Bhiri. Je ne peux plus supporter cette situation. La scène politique tunisienne est totalement dépourvue de principes et de valeurs. Je ne veux plus perdre mon temps en collaborant avec ces gens. Le discours politique porte sur les accusations et vise la destruction de la Tunisie », a-t-il déploré.
S.G










