Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Ahmed Néjib Chebbi : les mesures exceptionnelles ont été levées et Kaïs Saïed n’y peut rien

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00


    Le chef du parti Al Amal, Ahmed Néjib Chebbi, a affirmé que le président de la République, Kaïs Saïed, ne pourrait rien contre les députés car ceux-ci avaient déjà voté pour la fin des mesures exceptionnelles en référence à la plénière qui s’est tenue mercredi dernier.  

    S’exprimant à l’occasion d’une conférence de presse organisée, lundi 4 avril 2022, pour annoncer la création du comité national de défense des députés, il a indiqué que les députés avaient accompli leur devoir et que l’appui international était la preuve de la légitimité de ce qu’ils avaient entrepris.  

    « Même s’il (Kaïs Saïed, ndlr) venait à mettre tous les députés en prison, il ne changera rien aux faits. Il ne fera qu’aller vers l’escalade. Votre présence ici aujourd’hui est, d’ailleurs, la preuve que la crise politique en Tunisie est entrée dans une nouvelle phase », a avancé Ahmed Néjib Chebbi. 

    Mercredi 30 mars, lors d’une plénière en ligne, sur les 121 députés présents, 116 ont mis fin à l’état d’exception décrété par le président de la République le 25 juillet 2021 et toutes les décisions et décrets annoncés depuis. Dans la foulée le chef de l’Etat a annoncé la dissolution du Parlement et sa ministre de la Justice a ordonné l’ouverture d’une enquête contre les représentants du peuple. Certains ont déjà été convoqués et entendus pour complot et atteinte à la sûreté de l’Etat. Pour les défendre, plusieurs avocats et personnalités nationales ont créé un comité de défense. 

    Ahmed Néjib Chebbi a appelé, dans ce sens, la société civile à se mobiliser taclant le président de la République sur la dissolution du Parlement. Notant que le chef de l’Etat avait admis quelques jours plus tôt que la Constitution ne lui permet point de dissoudre l’Assemblée, le politicien a précisé que la plénière qui a été organisée avait pour objectif de provoquer un dialogue national et ouvrir la voie à une sortie de la crise. 

    Intervenant au nom des députés accusés, Samir Dilou (député démissionnaire d’Ennahdha) a signalé que les députés avaient tenu ladite plénière sur la base de l’article 80 de la Constitution, lequel stipule que l’Assemblée des représentants du peuple est considérée en état de réunion permanente, en cas de situation exceptionnelle. 

    Le député a, dans ce sens, assuré que les députés accusés n’avaient pas peur avant d’ajouter en référence au président de la République : « Celui qui devrait avoir peur est celui qui a commis un coup d’Etat, celui qui a qualifié les agences de notation de ‘ommek sanafa’, celui qui a sollicité le FMI alors qu’il avait déjà à son compte des atteintes aux droits de l’Homme, un procès contre le bâtonnier des avocats, des députés et avocats kidnappés, une ingérence dans la justice, un conseil supérieur de la magistrature dissous… ». 

     

    Samir Dilou a souligné, également, que le comité ne ferait nullement pression sur une justice déjà malmenée et menacée. « Qu’on nous traduise devant la justice, qu’on nous emprisonne. Nous ne reculerons pas ! », a-t-il lancé. 

     

    N.J. 

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *