Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Fadhel Abdelkefi : la Tunisie, sur les pas du Liban en faillite

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

     

    Le président d’Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi, a rebondi sur l’annonce faite par de hauts responsables libanais quant à la faillite de l’Etat libanais en ces termes : « La Tunisie n’est pas loin d’un tel scénario ». En effet, dans une vidéo publiée mercredi 6 avril 2022, sur sa page Facebook, l’ancien ministre des Finances a déclaré que la Tunisie se dirige vers la faillite si l’on ne se ressaisit pas.

    « La faillite d’un Etat comme le Liban veut dire que l’entité étatique devient incapable d’importer du blé par exemple, incapable aussi de payer les salaires des fonctionnaires publics. La faillite c’est aussi celle de la monnaie locale qui perd 90% de sa valeur, avec tout ce que cela peut engendrer de conséquences néfastes sur le quotidien du citoyen », a déclaré M. Abdelkefi.

    Pour le président d’Afek Tounes, « l’instabilité politique qui dure depuis des années au Liban, est la principale cause de cette faillite ».

    « En Tunisie, l’Etat dépense plus qu’il ne produit de richesses, ce qui fait exploser la dette publique. En 2010 la dette tunisienne s’élevait à 25 milliards de dinars aujourd’hui notre dette dépasse les 130 milliards de dinars », assure Fadhel Abdelkefi avant de révéler que la Tunisie est bien engagée sur un scénario à la libanaise.

    A ce propos, il dit : « Aujourd’hui, je vous assure que nous sommes sur le même scénario que celui du Liban, la différence c’est que dans notre cas nous avons encore une possibilité de redresser la situation. La Tunisie peu réussir…mais de vieilles lois et une administration archaïque nous bloquent ».

    Dans son discours l’ancien ministre, a aussi taclé « la guerre contre le monopole et la spéculation » lancée par le chef de l’Etat et a déclaré : « Cette guerre ne donne pas de grands résultats, au contraire elle a déstabilisé une certaine économie ».

    Fadhel Abdelkefi, a conclu sur une note positive et d’espoir, disant : « Nous avons aujourd’hui la possibilité de mettre de l’ordre dans notre maison. Il faut le faire ! Il faut prendre des décisions pour une croissance inclusive, pour un nouveau modèle de développement ».

     

     

    S.A

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *