
Baraa a suscité une vive polémique et s’est invité dans le débat public pour avoir évoqué plusieurs problématiques ; le mariage orfi, la sorcellerie, les droits de la femme, entre autres. Contrairement à ce que prétend M. Korchid, il met en évidence quelques-uns des maux qui rongent encore la société tunisienne du 21e siècle où, effectivement, dans certaines familles les filles font encore l’objet de transactions entre parents et « bons partis », où hommes et femmes croient en les saints patrons des villes, font pèlerinage dans les zawiyas (mausolées) et ont recours au charlatanisme pour « régler » leurs problèmes, où l’amour s’apparente au grand haram si exprimé en dehors du cadre légal du mariage, où certains se permettent des fatwas au nom de la religion pour arriver à leurs fins…
Même si les moyens techniques n\’y sont pas, ce feuilleton n’est sans doute pas pire que les feuilletons égyptiens, turcs ou encore mexicains qui passaient et passent encore sur les chaînes locales et régionales. M. le député aurait-il oublié que certaines productions sont, justement, faites pour dénoncer des phénomènes sociaux et sensibiliser à leurs conséquences ? Aurait-il oublié que la censure ne fera qu’aiguiser les frustrations et peut-être rouvrir la porte à Ammar 404 ?
N.J.










