Le président d’Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi, a indiqué, mercredi 27 avril 2022 lors d’une intervention sur les ondes de Jawhara FM, que la Tunisie pourrait se rattraper avant de basculer dans le scénario libanais. « Ce pays pourrait se transformer en trois ans », selon ses dires.
Commentant la situation financière du pays, il a rappelé que le pays se dirigeait vers la faillite depuis 2017 notant que le ministère des Finances peine à payer les salaires. Il a ajouté, dans ce sens, que la crise – déjà à son paroxysme – s’est aggravée davantage à cause de la violence du discours politique et les tensions qu’a provoqué la campagne présidentielle de lutte contre la spéculation et le monopole.
Considérant que ce type de mesures déployées par le président de la République ne peut apporter les réformes escomptées, il a signalé que cela avait paralysé le secteur privé et l’investissement et scindé les Tunisiens en « corrompus et vertueux, traîtres et patriotes (…) ». « La machine économique est à l’arrêt (…) Nous vivons une épreuve économique et politique inédite. Les sociétés se délocalisent au Maroc et les compétences tunisiennes quittent le pays (…) Et le pouvoir en place n’a d’autre priorité que de diviser les Tunisiens et humilier les partis politiques », a-t-il ajouté.
Le politicien est revenu, dans ce même contexte, à l’initiative d’Ahmed Néjib Chebbi – le front de salut national – assurant que son parti – Afek Tounes – ne rejoindrait jamais cette alliance avec les islamistes car composée « des figures de la crise ». Il a indiqué, par ailleurs, que le non-aboutissement à un dialogue national incomberait, uniquement, au président de la République.
Fadhel Abdelkefi a, également, dénoncé le mutisme du gouvernement Bouden soulignant que cela ne permettrait pas d’évaluer son rendement.
N.J.










