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Fadhel Mahfoudh : Machrouû Tounes va présenter une initiative politique afin de sortir de la crise

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    L’avocat et ancien président de l’Ordre National des Avocats de Tunisie et ancien ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l\’homme, Mohamed Fadhel Mahfoudh, a estimé que la dégradation de la scène politique ne résultait pas seulement d’une défaillance de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie).

    Invité le 28 avril 2022 par Myriam Belkadhi sur les ondes de la radio Shems FM, Mohamed Fadhel Mahfoudh a estimé qu’il s’agissait d’une question de climat et d’ambiance générale. Il a évoqué le rôle des acteurs politiques, des observateurs et des composantes de la société civile.

    « Le décret publié récemment ne va rien résoudre… On aurait pu mettre en place de nouveaux mécanismes relatifs aux nominations afin de préserver l’indépendance de l’Isie. Ce décret consacre la monopolisation des pouvoirs… Le Conseil provisoire de la magistrature est sous le contrôle du chef de l’Etat. Ceci porte atteinte au principe d’impartialité et d’indépendance de l’Isie », a-t-il expliqué.

    Mohamed Fadhel Mahfoudh a estimé que le président de la République, Kaïs Saïed aurait pu envisager de nommer des individus représentant la société civile. Il a rappelé que l’UGTT, l’ordre des avocats et plusieurs autres organisations avaient tenu plusieurs missions d’observation électorale. Il a déploré l’absence de possibilité de recours contre les membres de l’Isie et ses décisions.


    Le politicien et membre du parti Machrouû Tounes a appelé au calme. Il a révélé que son parti allait publier prochainement un communiqué annonçant le lancement d’une initiative baptisée « La charte républicaine ». Il a expliqué que cette initiative visait à unir les Tunisiens et à définir les priorités. Cette initiative est ouverte à tous les acteurs politiques à l’exception de ceux ayant fait l’objet d’un jugement émanant des tribunaux tunisiens.

    « Nous devons créer une instance d’urgence économique. Les bailleurs de fonds ont appelé à cela Nous avons besoin de leurs aides… Les pays amis et frères ne nous ont pas aidés… Le message est clair ! Ils attendent une entente et une union nationale… Nous devons entamer des négociations et des échanges à l’échelle nationale afin de sauver le pays et de passer à la troisième République. J’appelle le président à changer de méthode et à éviter les solutions radicales », a-t-il poursuivi.

    Mohamed Fadhel Mahfoudh a déploré l’absence de détails concernant la révision de la Constitution et les textes à voter lors du référendum du 25 juillet 2022. Il a souligné l’importance d’un débat avec les citoyens et les structures intermédiaires, notamment les partis et les associations.

    L’ancien ministre a, également, appelé les opposants au président de la République à opter pour un discours moins agressif et à annoncer un cessez-le-feu afin de calmer les tensions et de démontrer leurs bonnes intentions. Le chef de l’Etat et les membres du Front de salut national, selon lui, sont d’accord sur un non-retour vers la situation d’avant le 25 juillet. Il a affirmé que ceci pourrait représenter un point de départ pour les débats.

     


    L’ancien président de l’ordre national des avocats a mis l’accent sur l’ampleur de la crise actuelle. Il a affirmé que celle-ci ne se résumait pas à la révision de la composition de l’Isie. Il a estimé que le climat politique n’encourageait pas les citoyens à voter et à participer à des élections. Il a mis en garde contre les dangers d’un faible taux de participation au référendum et aux élections législatives anticipées. Il a considéré que ceci pouvait avoir lieu en raison de l’approche unilatérale du président.

    « Nous avons des forces en conflits et scandant des slogans sans fonds… La crise est, également, sociale, culturelle, et même psychologique… Le Tunisien ne voit plus le bout du tunnel… Les citoyens estiment qu’il n’y a toujours pas d’avancement concernant les négociations avec le Fonds monétaire international… Nous attendons encore des explications quant au déroulement du dialogue national. Néanmoins, le président avait repris un slogan de la guerre de 1967 en affirmant, lors de la rupture de jeûne du 27 avril 2022 à l’honneur des familles des martyrs et blessés des forces de l’ordre et de la révolution, qu’il n’y aura ni réconciliation, ni reconnaissance, ni négociation… Nous devons passer à l’acte au lieu de se contenter d’être un simple phénomène sonore », a-t-il ajouté.

    Concernant la participation de la Tunisie à des événements incluant des représentants de l’entité sioniste, Mohamed Fadhel Mahfoudh a considéré que la Tunisie était dans l’obligation de respecter la reconnaissance de la communauté internationale de l’existence d’Israël.

     

     

    S.G

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