Le président de la République Kaïs Saïed a prononcé, ce dimanche 1er mai 2022, un discours adressé au peuple tunisien, à l’occasion d’Aïd El Fitr.
Dans un premier temps, le président de la République a adressé ses vœux au peuple tunisien, soulignant que la Tunisie a connu plusieurs difficultés durant le mois de ramadan. « Certaines sont naturelles, d’autres sont provoquées. Certaines difficultés sont dues au changement du rythme de vie, d’autres sont liées aux facteurs extérieurs, notamment, la pandémie du Covid-19 ou la guerre en Ukraine. Il faut dire qu’il s’agit d’une nouvelle phase dans l’histoire du monde entier. Le devoir et la responsabilité ont exigé que nous faisions face à ses difficultés réunies en déployant des efforts colossaux. Entre temps, les forces réfractaires tentent de compliquer la situation davantage pour des objectifs et des finalités connus de tous. Au lieu de passer les soirées aux mosquées durant le mois de ramadan, ces forces avaient passé leurs soirées dans des réunions avec des parties n’ayant aucun rapport avec nos affaires internes ».
Le chef de l’Etat a poursuivi que ces forces n’ont cessé de provoquer les crises successives. Il a précisé que ces parties ne cessent d’envenimer la situation via les mercenaires parmi ceux qui se présentent en tant qu’experts qui fournissent des chiffres imaginaires et ceux qui prononcent des prêches s’apparentant plus à du charlatanisme.
« Ils pleurnichent pour la démocratie et la révolution alors qu’ils ne reconnaissent pas les valeurs de la démocratie et qu’ils avaient déjà détourné le processus de la révolution. Ils ne connaissent ni souveraineté, ni patriotisme. Nous menons une guerre d’usure, mais nous vaincrons. Ils ne parviendront pas à nous user quoiqu’ils fassent ou qu’ils manigancent », souligne le président de la République.
Et d’ajouter « Nous avons agi dans le cadre de la légalité et la légitimité populaire qu’ils craignent. Ils imaginent qu’ils détiennent une certaine popularité et ont tenté de porter atteinte à la consultation électronique. Ils se sont jetés dans les bras de l’étranger ».
Kaïs Saïed a réitéré ses trois « non », réaffirmant « Pas de réconciliation, pas de négociations et pas de reconnaissance » avec ceux qui ont détruit le pays. « Ils font partie du passé et nous ne ferons pas le moindre pas en arrière ».
Le chef de l’Etat a annoncé qu’une commission sera mise en place pour préparer l’installation de la nouvelle République en quelques jours. Cette commission sera composée de deux instances dont l’une sera chargée du dialogue avec les organisations nationales.
La synthèse des travaux de la commission sera soumise au référendum à la date fixée au 25 juillet.
S.H










