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La Transtu ne pourra pas assurer toutes les dessertes cette rentrée, selon le syndicat

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    Le retour des vacances sera une nouvelle épreuve pour le Tunisien, dès la rentrée scolaire. « Catastrophique » est le terme choisi par la Fédération générale du transport relevant de l\’Union générale tunisienne du travail (UGTT), pour décrire les chiffres du secteur et ce qui va en résulter.

     

    En effet et selon le syndicat, la Société des transports de Tunis (STT) communément appelé la Transtu ne pourra pas assurer l’ensemble des dessertes et devra choisir entre le transport des élèves et étudiants, d’une part, et des citoyens, d’autre part. Et puisque dans notre pays, on privilégie l’éducation, ce sont les parents et citoyens qui seront sûrement les boucs émissaires.

    C’est ce qu’a expliqué, jeudi 1er septembre 2022, le secrétaire général de la fédération Wajih Zidi, au micro de l\’émission Shems Maak sur Shems Fm.

     

     

    En effet, pendant les années pandémiques, la société a pu assurer les dessertes à cause du travail à distances et du travail avec roulement exigé par les autorités. Or, aujourd’hui avec le retour à la normale, la flotte ne pourra pas assurer toutes les exigences.

    M. Zidi a, ainsi, précisé que la STT ne dispose que de 350 bus actuellement contre 1.230 bus en 2010 et de 27 wagons de métro pour six lignes contre 120 wagons en 2009, le tout pour desservir le Grand Tunis. Et avec le manque flagrant de bus, la Transtu est obligée d’assurer deux lignes avec un seul bus et devra supprimer certaines autres.

    « Nous ne sommes pas capables d’assurer le transport de nos passagers et la rentrée scolaire, alors qu’il fut un temps où on investissait et où on pouvait louer le surplus de la flotte aux entreprises », a-t-il affirmé. Et de souligner que les 350 bus seront transférés à la rentrée scolaire, et donc des lignes seront supprimées.

     

    S’agissant du renforcement de la flotte, Wajih Zidi a spécifié qu’il y avait un contrat pour l’acquisition de 474 bus. Or, les experts de la société et le service juridique ont découvert plusieurs défaillances sur les 250 véhicules livrés et le contrat a été annulé par l’ancien PDG. Une procédure judiciaire est en cours.

    Le syndicaliste a indiqué qu’aucun contrat n’est en cours pour le moment. Certes, le contrat a été rompu, impactant très négativement la société, mais on pouvait acheter des véhicules d’occasion, pour assurer le transport des Tunisiens du Grand Tunis.

     

    Interrogé par l’animateur à propos des raisons pour lesquelles la STT en est arrivée à cet état, le syndicaliste en a énuméré plusieurs. Il a ainsi pointé le changement de stratégie avec le remaniement du gouvernement. Il a évoqué dans ce cadre qu’on devait allouer 150.000 dinars pour la maintenance de la flotte dans la loi de finances complémentaire 2021, chose qui n’a pas été faite.

    Il a souligné que la subvention destinée à l’investissement dans la société est désormais allouée au paiement des salaires et primes des 8.700 agents et que les fournisseurs n’ont pas été payés, alors ils ne veulent plus fournir la société.

     

    I.N

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