Le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Ahmed Mhaouek a annoncé que l\’instance administrative sectorielle a pris la décision de tenir une manifestation d\’une heure le jour de la rentrée scolaire. Il a expliqué qu\’il s\’agissait d\’une mesure symbolique visant à mettre fin aux pratiques fascistes du ministre de l\’Education, Fethi Sellaouti. Il a accusé ce dernier de tentative de désintégration du modèle de l\’école publique et de pousser les parents à inscrire leurs enfants dans des établissements scolaires privés. Il a, également, annoncé que les enseignants étaient prêts à bloquer les notes du 1er trimestre.
Intervenant le 7 septembre 2022 durant l’émission « Expresso » animée par Wassim Ben Larbi et diffusée sur les ondes de la radio Express FM, Ahmed Mhaouek a critiqué l’attitude du ministère de l’Education envers les enseignants victimes d’agressions. Il a évoqué le cas de l’école primaire El Hajeb, à Sfax. « Nos collègues se sont soulevés et ont protesté contre les agissements de la directrice. Une enseignante a reçu une gifle. Un autre groupe d’enseignants a failli être écrasé par voiture. Il y a même eu des dépassements de la part de cette directrice aux niveaux financier et administratif prouvés dans le rapport moral de l’inspection générale… En guise de réaction, le ministre a traduit dix enseignants et enseignantes devant le conseil de discipline… La directrice ayant commis tous ces dépassements a été récompensée. Elle a été promue et transférée au poste de directrice adjointe au commissariat de l’éducation de Tunis-II… C’est ce que le ministre cherche à envoyer comme message », a-t-il ajouté.
Ahmed Mhaouek a, également, affirmé que le ministre de l\’Education a violé la convention du 8 juillet 2011. Il a procédé à des nominations au sein de l\’administration et à la tête des établissements scolaires. Il a assuré que Fethi Sellaouti avait nommé des directeurs d\’école en dehors de la loi. Il a précisé qu\’un groupe d\’enseignants avait réussi le test psychotechnique réalisé dans le cadre d\’un concours pour intégrer l\’administration d\’un établissement scolaire. Il a expliqué que le même groupe s\’était présenté à la formation organisée par le ministère. Celle-ci s\’est déroulée en juillet à Tozeur. Il n\’y avait même pas d\’eau potable. Suite aux protestations des participants à la formation, le ministre les a rayés de la liste et procédé à la nomination d\’autres personnes.
Le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement secondaire a, aussi, évoqué le fiasco des erreurs dans les manuels scolaires. Il a critiqué l\’absence de réformes du système éducatif. Il a expliqué que ces mesures devaient être annoncées depuis 2015. Il a insisté sur l\’absence de soutien aux établissements scolaires publics au profit de l\’encouragement des établissements scolaires privés. Il a assuré que le budget mis à disposition des écoles ne permettait pas de garantir de bonnes conditions d\’enseignement. Il a évoqué l\’absence de toilettes dans plusieurs établissements et le recours à des citernes d\’eau. « La Tunisie de 2022 fait boire à nos enfants de l\’eau provenant de citernes comme si nous étions en Somalie durant la guerre civile ! Il n\’y a ni équipement ni préparatifs ! Je mets le ministre au défi de se rendre aux établissements scolaires et de constater qu\’une grande partie avait seulement été peinte ! », s\’est-il exclamé.
Il a critiqué l\’absence de recrutement malgré le manque flagrant enregistré au niveau de plusieurs établissements. Il a rappelé que certaines classes comportaient jusqu\’à 48 élèves. Il a considéré que le ministre de l\’Education s\’adonnait à de la propagande. Il a affirmé que les réalisations évoquées par ce dernier n\’étaient que de l\’illusion et déformaient la réalité.
S.G










