Le comité national pour la libération de Ghassen Ben Khelifa dénonce le mauvais traitement que subit le journaliste lors de son quatrième jour de garde à vue.
« Ghassen subit un mauvais traitement, dangereux. On l’empêche d’avoir son traitement pour les yeux et dort sur une chaise », peut-on lire dans le communiqué du comité de défense, ajoutant que le journaliste est actuellement en grève de la faim « ce qui signifie que son intégrité physique est sous la responsabilité des ministres de la Justice, celui de l’Intérieur et du président de la République ». Le comité national demande également à ce que son médecin traitant puisse lui rendre visite, « dans les plus brefs délais ».
« L’interrogatoire de Ghassen a porté sur son activité anti-normalisation avec l’entité sioniste. Nous pensons que ses positions politiques contraires au pouvoir populiste en place ont été la cause de son arrestation », peut-on lire dans le communiqué paru samedi 10 septembre 2022.
Les journalistes mettent aussi les autorités en garde contre une éventuelle « rallonge de sa garde à vue », qui doit prendre fin demain dimanche 11 septembre 2022. « Nous considérerons cela comme une menace dangereuse. Une attaque contre la lutte nationale populaire dans le pays et nous prendrons les mesure qui s’imposent », ont écrit les membres du comité.
Outre ces revendications, il a été demandé de « libérer sur le champ » le journaliste et rédacteur en chef.
Rappelons qu’hier, vendredi après-midi, une marche de protestation a démarré en partant du siège du Syndicat des journalistes tunisiens en direction du ministère de l’Intérieur. Ils ont réclamé la libération du journaliste.
S.A










