Le magistrat Habib Rebai s’est adressé au président de la République via sa page Facebook pour se plaindre de sa situation « précaire ». Rappelant qu’il était démissionnaire de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), il a sollicité le chef de l’État pour régulariser sa situation.
Il a indiqué qu’il avait demandé son détachement du ministère de la Justice depuis trois mois mais sa requête est restée sans suite. Il a ajouté qu’il était depuis sans salaire et qu’il risquait de perdre sa maison étant dans l’incapacité de payer le prêt qu’il avait contracté pour l’acheter. Il a affirmé, également, que la majorité du salaire de son épouse était consacré au paiement de deux prêts bancaires.
« J\’ai commis une grave erreur en démissionnant (de l’Isie) et je n\’étais pas à la hauteur de la responsabilité qu’on m’a assignée, mais l’erreur est humaine », a-t-il écrit exprimant ainsi son regret d’avoir quitté son poste au sein de l’instance. « J’ai soumis une demande pour réintégrer l’instance (…) mais aucune décision n’a été prise », a-t-il ajouté.
« Monsieur le Président, je ne veux point recourir au Tribunal administratif car je ne me considère pas en conflit avec le ministère de la Justice ou l’Isie », a-t-il avancé avant de présenter ses excuses au chef de l’Etat et solliciter son intervention pour résoudre la situation.
« Veuillez pardonner mon erreur et autoriser la résolution de ma situation. Le ministère me considère toujours membre de l’Isie alors que celle-ci me considère démissionnaire », a-t-il signalé. « Je n’ai jamais commis d’erreurs envers qui que ce soit mais malheureusement la toute première était envers vous (…) Prière de me sauver de cette situation ».
Habib Rebai a, rappelons-le, démissionné de l’Isie le 13 juin 2022 après que Kaïs Saïed a annoncé la révocation de 57 magistrats. Il avait alors expliqué que sa démission venait en soutien à ses collègues magistrats et « pour une loi organique pour les juges conforme aux normes internationales ».
N.J.










