En direct de la caserne de Bouchoucha, où étaient auditionnés ses acolytes du parti islamiste Ennahdha, dans l’affaire de l’envoi de milliers de jeunes tunisiens vers le théâtre de guerre syrien, Noureddine Bhiri s’est exprimé lundi 19 septembre 2022 au micro de Shems Fm, pour nier, à sa manière, les accusations qui pèsent sur son parti et ses camarades.
« Les assignations à comparaitre ont été envoyées le samedi dernier, jour férié. Le but étant de rabaisser les dirigeants du mouvement Ennahdha et de toute l’opposition au coup d’Etat en général », a déclaré M. Bhiri. Selon lui, « le but ultime de ces auditions est de couvrir le piteux état dans lequel se trouve le pays ».
Sur l’épineux dossier de l’envoi de jeunes tunisiens vers la mort en Syrie, M. Bhiri a questionné : « De quel envoi de Tunisiens vous parlez ? Des « phalanges de Haj Brahmi » ? Celles reconnues par Mbarka Brahmi comme étant les siennes après avoir publié les photos de jeunes tunisiens en armes en Syrie ? De quel envoi vous parlez ? A ma connaissance, personne des fils du mouvement Ennahdha, n’a dit appartenir à une Katiba en Syrie! ».
Semblant s’adresser à l’organe judiciaire, l’ancien ministre de la Justice a déclaré : « Vous avez laissé libres les gens qui ont reconnu avoir participé à ces agissements. Vous racontez des histoires qui n’ont pas de fondements réels. Il s’agit de mensonges ! ».
Le jusqu’auboutisme adopté par Noureddine Bhiri, dans la défense de ses camarades, devant les médias s’est conclu comme suit : « Nous n’avons aucun lien avec l’envoi de Tunisiens en Syrie. Il n’y a personnes d’Ennahdha qui a pris les armes en Syrie ».
S.A










