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Les Tunisiens tournent la pénurie de carburant en dérision

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    La difficulté de s\’approvisionner en carburant se fait de plus en plus ressentir par les Tunisiens. Désormais, ce sont de longues files de plusieurs centaines de mètres qui commencent à se former devant les stations-services tard la nuit. Les conducteurs se retrouvent dans l\’obligation de passer des heures à attendre l\’arrivée du camion d\’approvisionnement et le retour du carburant à la pompe. D\’autres se sont retrouvés dans l\’obligation de passer la journée à faire le tour des stations afin d\’acquérir quelques litres leur permettant d\’aller travailler et de faire les courses.


    Fidèles à leur bonne humeur et à leur sarcasme habituel, les internautes ont encore une fois considéré qu\’il valait mieux en rire qu\’en pleurer. La quête de carburant s\’est transformée en blagues et en railleries. Ainsi, certains ont pointé du doigt le fait qu\’ils cherchaient de l\’essence afin de pouvoir partir en voiture le lendemain à la recherche du même produit. D\’autres ont expliqué que suite à l\’annonce de la pénurie, ils s\’étaient déplacés en voiture pour acheter du carburant, mais qu\’ils avaient fini avec un réservoir vide. 




    Les Tunisiens ont déploré leur manque de chance, car ils n\’avaient même pas eu l\’occasion de faire la queue devant une station. Il s\’agissait d\’une petite allusion aux stations-service qui étaient fermées en raison de l\’indisponibilité du carburant.




    L\’ancien député d\’Attayar, Hichem Ajbouni a, lui aussi, participé à la chose en partageant le logo de son parti et en mettant en évidence l\’importance du vélo comme moyen de transport. A noter que le logo du parti Attayar représente une bicyclette blanche sur un fond orangé. Il a évoqué les bienfaits médicaux, psychologiques, environnementaux et « budgétaires » du vélo et a inclus le hashtag « #publicité_politique« .




    Un autre internaute a expliqué que pour acquérir du carburant, se faire soigner à l\’hôpital, obtenir un extrait de naissance, retirer de l\’argent, acheter du pain ou même gouverner le pays, il fallait être le premier à se réveiller en Tunisie.

     

     

     

    Enfin, la traditionnelle blague du « J\’ai refusé la demande en mariage d\’un individu ayant fait le plein d\’essence » a, également, vu le jour durant cette pénurie.

     

    S.G

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