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Mourakiboun considère que le processus électoral est très faible même si les chiffres sont réels

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    Sayfeddine Abidi, membre de l’ONG Mourakiboun spécialisée dans l\’observation des élections, était l’invité, ce matin du lundi 30 janvier 2023, de Borhen Bssais, sur IFM.

     

    Sayfeddine Abidi a affirmé que Mourakiboun estime le taux de participation au second tour des législatives à 11,34%, précisant que si cela donne de la crédibilité aux résultats annoncés par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), il n’en demeure pas moins que c’est tout le processus qui est à reconsidérer.

    « Nos estimations donnent une crédibilité aux résultats, mais il n’empêche que le processus est faible et les résultats, qui sont certes réels, en attestent. Nous avons assisté à des élections sans campagnes, à de faibles campagnes basées sur des promesses électorales qui ne concernent que les régions, à se demander si on se présente pour des législatives ou des municipales. Ce sont les élections les plus faibles qu’on ait connu et à tous les niveaux » a déclaré Sayfeddine Abidi, ajoutant que Mourakiboun ne considère pas ces élections comme « transparentes » car les réseaux d’observation et les journalistes ont été empêchés d’accéder aux chiffres comme il est d’usage de faire durant des élections. « On ne considère pas ces élections comme transparentes, surtout avec ce qu’on a vu de la part de l’Isie dans le traitement des réseaux d’observation et les journalistes le jour des élections ».

     

     

    Le président de l’Association tunisienne pour l’intégrité et la démocratie des élections (Atide), Bassem Maatar, a expliqué, de son côté, que le faible taux de participation par plusieurs facteurs. Au-delà de la période de préparation aux élections jugée courte et insuffisante pour garantir un scrutin conforme aux normes sur le plan de la préparation logistique, technique et psychologique, le flou qui a marqué le déroulement de l’opération et le manque de sensibilisation, ont fortement contribué au résultat.  

     

    Selon le président de Atide, le référendum de juillet 2022 était, aussi, en grande partie responsable de l’ambiguïté autour de ce scrutin. Il a expliqué que les changements qu’a apporté la nouvelle constitution en termes de régime politique, des prérogatives du prochain parlement en plus du mode de scrutin lui-même, avaient embrouillé davantage la situation.  

    Bassem Maatar a signalé, également, que le faible taux de participation était très révélateur. A son sens, les électeurs ont délivré un message. « Le taux de participation ne peut pas être uniquement imputé au flou et au manque d’intérêt à la chose publique », a-t-il affirmé évoquant la faible participation des jeunes alors qu’ils représentent le plus important bloc électoral. 

    Il a dénoncé, par ailleurs, un manque d’accès à l’information rappelant le litige entre l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica). Un conflit autour des prérogatives a éclaté entre les deux instances avant le démarrage de la campagne électorale du premier tour des législatives anticipées chamboulant les modalités de couverture médiatique des élections.  

     

    M.B.Z

     

     

     

     

     

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