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La grève des décharges risque de transformer la Tunisie en poubelle à ciel ouvert

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    L’ombre du scénario sfaxien plane sur l’ensemble de la Tunisie. Le Grand Tunis et autres villes risquent de vivre la même catastrophe environnementale que la capitale du Sud et se transformer en une poubelle à ciel ouvert.  

    Une grève de trois jours des agents des décharges et centres de traitement des déchets est prévue les 7, 8 et 9 février 2023. Décharges et centres de traitement des déchets liquides seront fermés, selon le préavis de grève envoyé par le groupement du secteur privé relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) aux Affaires sociales, au ministère de l’Environnement et à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).  

    Cette grève intervient en réaction au refus de la Centrale patronale de signer l’avenant de trois accords sectoriels et son opposition aux augmentations salariales.  


    Commentant cette grève, le président de la Fédération nationale des communes tunisiennes (FNCT), Adnane Bouassida, a mis en garde contre une catastrophe environnementale à léchelle du pays. Il a affirmé, dans une intervention téléphonique durant l’émission Café Crème sur les ondes de Diwan FM, qu’aucune mesure visant à résoudre la problématique de traitement et valorisation des déchets en Tunisie n’avait été prise, en dépit de ce qu’il s’est passé à Sfax, notamment.

    Au micro de Afef Gharbi, il a dénoncé l’inaction de l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged) précisant que plusieurs décharges arrivent bientôt à leurs capacités maximales. « Plus de 3.500 tonnes de déchets sont produites par jour sur l’ensemble du territoire et près d’une tonne par jour sur le Grand Tunis. Ces déchets vont être entassés dans les rues en cas de grève », a-t-il indiqué.   

    Adnane Bouassida a ajouté que les municipalités avaient interpellé les autorités à plusieurs reprises au sujet de la propreté et de l’environnement, en vain. Il a alerté, également, contre les répercussions d’une éventuelle fermeture de la décharge de Borj Chakir – la plus grande en Tunisie – en l’absence d’alternative. Cette décharge devait être fermée depuis 2021, mais les autorités ont opté pour des prolongations d’exploitation à répétition, depuis. 


    N.J. 

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