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Fadhel Abdelkefi : je ne participerai jamais à l’échec de la famille démocrate

 

Le président d’Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi, a été présent, dimanche 25 juin 2023, avec Myriam Belkadhi sur les ondes de Diwan Fm pour s\’exprimer sur plusieurs questions faisant le point de l’actualité.

Le président d’Afek Tounes est revenu sur la participation du président de la République au sommet pour un nouveau pacte financier organisé à Paris, assurant qu’il était d’accord avec le chef de l’État lorsqu’il a parlé de traitement d’égal à égal avec les pays de l’Occident et que la Tunisie n’est pas “un petit pays”. “Toutefois, c’est là où réside tout le problème. Il faut que l’État soit fort avec son économie. Quand on parle de force, il ne faut pas avoir un taux de pauvreté de 25%, il faut être un pays exportateur, il faut consolider la logistique, augmenter le taux de scolarisation. Il faut des solutions, mais nous faisons face au mutisme du gouvernement. Le président de la République ne présente que trois solutions : la gouvernance par les bases, les sociétés communautaires et la conciliation pénale”, martèle-t-il. 


Fadhel Abdelkefi a considéré que le discours divisant les Tunisiens est l’un des principaux facteurs de la crise et du blocage actuel dans le pays, soulignant qu’il faut que les acteurs politiques se voient en tant qu\’ adversaires et non en tant qu\’ennemis. Dans ce contexte, il a estimé que la différence au niveau des idées et des visions ne doit pas constituer un motif justifiant les accusations de traîtrise lancées à tord et à travers. 


Revenant sur le rejet du président de la République des diktats du FMI, Fadhel Abdelkefi a indiqué : “Les niets du président de la République arrivent en retard. Si le président de la République rejette les conditions de réforme imposées par le FMI, pourquoi a-t-on perdu un an et demi pour les négociations ?”. Par ailleurs, il a indiqué que la solution doit d’abord commencer par la révélation de la vérité de la situation aux Tunisiens, en proposant un tout nouveau plan de développement qui passe principalement par la réponse à une question fondamentale, à savoir : “Quel est le rôle social de l’État ?”

Dans ce contexte, Fadhel Abdelkefi a considéré qu’il était nécessaire de réduire l’intervention de l’État dans certains domaines et de passer à la privatisation de certains établissements publics, soulignant qu’il faut procéder à une démarche au cas par cas, tout en parlant aux Tunisiens et en leur expliquant la réalité de la situation. 

Le président d’Afek Tounes est, également, revenu sur la proposition d’amendement de la loi portant statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT), assurant que son parti est favorable à cette proposition à condition de fixer une limite de financement à 10% des recettes fiscales. Toutefois, il a mentionné que ce projet de loi permettant à la BCT de financer directement le déficit budgétaire, pourrait déplaire au FMI, dans la mesure où il touche au principe d’indépendance de la Banque centrale.

Par ailleurs, Fadhel Abdelkefi s’est exprimé à propos de la prochaine élection présidentielle, assurant qu’il faut d’abord savoir s’il va y avoir une élection en 2024. Dans ce sens, il a appelé l’instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) à publier un texte clair dans ce sens. D’autre part, il a indiqué : “dans une de ses déclarations, le président de la République a indiqué qu’il ne passerait le relais qu’à une personne intègre et honnête. Là, nous nous posons de véritables questions sur les sous-entendus de ces propos. Cela dit, je sais où vous vous en venir. Je vous dis que j’espère que la famille démocrate ne refera plus l’erreur du passé en présentant plusieurs candidats à la présidentielle”.  Il ajoute, tout en n\’excluant pas une éventuelle candidature de son côté :  “ Nous devons nous aligner derrière la candidate ou le candidat ayant le plus de chances de remporter l’élection. Ce n’est pas du génie, mais c’est du bon sens. Je ne participerai jamais à l\’échec de la famille démocrate ”.


 

S.H

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