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Le manuscrit à jamais achevé…

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    Propos à Radhia, luttant farouchement depuis trois semaines dans une clinique de la Capitale, pour vaincre la maladie, en ce jour de la fête nationale des femmes tunisiennes.

    Poème de Hamma Hammami

    Traduit de l’arabe (Tunisie) par Professeur Tahar Ben Meftah

     

     

    J’avais beaucoup écrit…

    Et mille fois, j’ai tout recommencé…

    En vain ! Mon cœur interrogé 

    Pourquoi cette avanie ?

    C’est toi, Radhia, mon livre entamé…

    Et qui jamais ne sera fini.

    Toi, mon poème ultime,

    Mon inspiratrice, ma dame,

    Ma muse à l’infini.

     ———————–

    A toutes les saisons j’ai demandé

    Si l’une d’elles pensait te ressembler…

    –          L’Hiver m’a répondu que tu es lui.

    Son ciel miraculeux, gorgé de pluie.

    Pour étancher la soif de la terre craquelée

    Et la féconder en vue des promesses renouvelées…

    –          Tu es ma saison dit le printemps,

    Tu es le verger qui fleurit et embaume.

    La prairie qui verdit en lieu et place des chaumes…

    –          L’été n’attendit pas bien longtemps pour te déclarer sa saison favorite.

    Tu es sa corne d’abondance, son insigne mérite,

    Sa vigne, ses blés et ses orges en plein champ…

    –          Mais, voilà que surgit l’automne

    Grondant que ta naissance même lui appartient

    Et que tu empruntes souvent à ses orages qui tonnent

    Leur fureur, quand la colère légitime survient…

    ———————–

    Alors, quand les gens parfois,

    L’œil inquiet et le cœur sur les braises…

    Me demandent des nouvelles de toi

    Et de ton absence auprès des pauvres, des faibles qui se taisent Aux côtés de celles sur qui la tyrannie s’abat

    Depuis des siècles sans espoir immédiat…

    Je leur réponds sans jamais renâcler :

    Dressez la tête et allez vous abreuver

    Aux sources vives de ma bien-aimée

    Des adjuvants d’espoir et de lutte

    Pour creuser le sillon de votre route

    Menant à la Dignité tant désirée…

    « La Nuit emportera ses cortèges sombres et périra »

     ——————

    Paix en toi, paix sur toi, ma belle…

    Car tu es la beauté et la perfection fidèle

    Tu es l’adoration sans le simulacre de l’autel

    Donne-moi la main, que nous marchions

    Sans rendez-vous fixé ni un quelconque sillon

    «Nous étreindrons le désir de la vie »

    Eternellement, jusqu’au bout de la nuit.

     

    Clinique « Soulra »Tunis, le 13 août 2023


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