Comme chaque soir à 23h, Business News vous propose son récapitulatif quotidien : cinq informations, sélectionnées par la rédaction, pour saisir l’essentiel des enjeux qui ont marqué l’actualité. Voici le récap de la journée du 23 février 2026.
Affaire Ahmed Souab : la Cour d’appel réduit la peine et ordonne sa libération
La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a rendu, lundi 23 février 2026, un arrêt définitif concernant l’avocat et ancien magistrat Ahmed Souab, confirmant le jugement de première instance tout en en modifiant certaines dispositions, selon une source judiciaire citée par la Tap. Concernant le premier chef d’inculpation — à savoir la menace passible d’une sanction pénale en lien avec une infraction terroriste — la Cour a décidé d’alléger la peine privative de liberté, la fixant à dix mois au lieu de celle initialement prononcée. Pour la seconde accusation, relative à la mise en danger de personnes bénéficiant d’une protection par la divulgation d’informations susceptibles de révéler leur identité, la juridiction d’appel a prononcé une peine de deux ans d’emprisonnement assortie du sursis, accompagnée d’un avertissement contre toute récidive durant le délai légal.
À Genève, la Tunisie déroule son plaidoyer sur les droits humains, un « choix irréversible »
La 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies s’est ouverte lundi 23 février 2026 à Genève. Ce rendez-vous annuel, organisé au siège onusien, permet aux États de présenter leur lecture de la situation mondiale des droits humains et d’exposer leurs engagements. C’est dans ce cadre que le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, est intervenu par visioconférence pour porter la déclaration officielle de la Tunisie. Dans une intervention au ton classique des tribunes onusiennes, la Tunisie a réaffirmé son « engagement résolu » en faveur d’une coopération constructive avec le Conseil des droits de l’homme.
La Coalition tunisienne contre la peine de mort (CTCPM) a exprimé son inquiétude après les déclarations du juge Moez Bensaïdi affirmant que le président de la République aurait insisté sur l’application de la peine de mort, laissant planer la menace d’une levée du moratoire en vigueur depuis 1991. La Coalition estime qu’un tel revirement constituerait un grave recul en matière de droits humains et une contradiction avec les engagements internationaux de la Tunisie, qui vote depuis 2012 en faveur d’un moratoire universel à l’ONU. Elle appelle à une clarification officielle urgente et met en garde contre une mesure jugée populiste et inefficace face à la criminalité.
Le président de la Chambre syndicale des concessionnaires automobiles, Ibrahim Debache, a tiré la sonnette d’alarme, lundi 23 février 2026 face à l’expansion rapide du marché parallèle des véhicules en Tunisie, qu’il considère comme un risque majeur pour l’équilibre du secteur. Selon lui, les chiffres récents confirment l’ampleur du phénomène. En 2025, le total des immatriculations a atteint environ 93.000 véhicules, dont plus de 29.000 proviennent du circuit informel, soit près de 30% du marché. À titre de comparaison, les 45 concessionnaires officiels opérant dans le pays vendent ensemble moins de 60.000 voitures.
Le président de la Chambre syndicale des grandes surfaces, Hédi Baccour, a livré lundi 23 février 2026, au micro de Hatem Ben Amara dans l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM, une intervention dense couvrant l’ensemble des enjeux du secteur. Il a mis en avant le rôle social et régulateur des grandes surfaces, notamment durant le mois de Ramadan. Il a expliqué les mécanismes de promotion et de soutien aux fournisseurs, reconnu les pertes considérables subies pendant la révolution puis la crise du Covid-19, et souligné la reprise progressive de l’activité depuis 2023.










