La Fédération générale de la pétrochimie, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a publié un communiqué, le 25 février 2026, en réaction à la récente déclaration de la direction générale du Groupe chimique tunisien (GCT), réaffirmant son attachement à la préservation du climat social au sein de l’entreprise et à l’ancrage d’une culture de dialogue responsable.
Dans son texte, la structure syndicale indique que ses différentes instances, à savoir la Fédération générale ainsi que les unions régionales de Tunis, Sfax, Gabès et Gafsa, en coordination avec les syndicats de base du Groupe, ont « toujours veillé à préserver le climat social au sein de l’entreprise » et à faire du dialogue sérieux et responsable « l’unique voie pour traiter les différentes problématiques en suspens ».
La Fédération souligne également avoir été la première à alerter sur la gravité de la situation que traverse le secteur. Elle affirme avoir présenté, depuis un certain temps, des propositions concrètes et des solutions réalistes afin d’éviter l’aggravation de la crise et d’en limiter les répercussions sur l’entreprise. Elle assure avoir pleinement assumé ses responsabilités à toutes les étapes, contribuant activement à réunir les conditions nécessaires à la reprise et à la stabilisation du rythme de production, « par conviction de la nécessité de protéger notre entreprise nationale et de préserver les emplois qu’elle assure ».
Le communiqué insiste sur le rôle « national et responsable » joué par les structures syndicales, qui auraient œuvré à faire prévaloir la voix de la sagesse et à encadrer les mouvements sociaux dans le respect de la loi. Les revendications portées seraient, selon la Fédération, d’ordre professionnel et légitime, traduisant les aspirations des agents à l’amélioration de leurs conditions et à la préservation de leurs droits et de leur dignité, et ce malgré un contexte économique et social difficile pour le secteur.
Tout en saluant « toute initiative sincère en faveur du dialogue », la Fédération précise que celui-ci doit être effectif et productif, fondé sur un engagement clair quant à l’application des accords antérieurs et sur l’établissement d’un calendrier précis pour le traitement des dossiers en suspens. Un tel cadre, estime-t-elle, est indispensable pour renforcer la confiance et consolider la crédibilité des négociations.
La Fédération générale, les unions régionales et les syndicats de base réitèrent leur engagement à promouvoir la valeur travail et à renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise. Elles rappellent que le Groupe chimique tunisien constitue « un acquis national stratégique et une source de revenus pour des milliers de familles ». Selon elles, la stabilité de l’entreprise passe nécessairement par la garantie des droits légitimes et acquis des travailleurs ainsi que par l’amélioration de leurs conditions de travail, dans un cadre marqué par la justice et l’équité.
En conclusion, la structure syndicale appelle l’autorité de tutelle et l’ensemble des parties prenantes à assumer pleinement leurs responsabilités et à accélérer la prise de décisions susceptibles de dépasser la crise actuelle, dans le respect de la dignité des agents, de la pérennité de l’entreprise et de l’intérêt national supérieur.
S.F










