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Altercation au Parlement : Manel Bdida dépose plainte contre Dhafer Sghiri

Par Myriam Ben Zineb

La députée Manel Bdida a annoncé, jeudi 26 février 2026, avoir déposé une plainte pénale contre un membre de l’Assemblée des représentants du peuple pour violence morale et violence politique. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle affirme vouloir ainsi « tester la réalité de l’engagement de l’État contre les violences faites aux femmes, entre le droit et les faits ».

La plainte vise le député Dhafer Sghiri, élu de la circonscription de Bardo et rapporteur de la commission des Finances.

Des faits survenus en commission

Selon la députée, les faits remontent au mercredi 25 février 2026, lors d’une réunion de la commission de l’Éducation, tenue en présence du ministre de l’Éducation, de cadres du ministère et de plusieurs députés.

Alors qu’elle intervenait, un député aurait commencé à taper de manière répétée et soutenue sur la table avec un stylo pendant plus de deux minutes, perturbant son intervention et la contraignant à s’interrompre. Ne voyant pas immédiatement l’auteur de ces gestes, Manel Bedida indique avoir d’abord cru qu’il s’agissait du président de la commission, seul habilité à gérer la distribution et le retrait de la parole.

Après avoir demandé l’identité de la personne concernée, elle affirme avoir été informée qu’il s’agissait de Dhafer Sghiri. Elle précise avoir protesté contre ce comportement sans proférer d’insultes, avant d’être, selon ses dires, la cible de propos qu’elle qualifie d’atteinte à sa dignité.

Elle rapporte que le député lui aurait lancé des insultes ajoutant qu’il lui aurait également déclaré : « Je te rends service en te laissant parler en commission des Finances ».

Référence à la loi 58 sur les violences faites aux femmes

Dans sa plainte adressée au procureur de la République près le tribunal de première instance de Tunis 1, la députée invoque la loi n°58 de 2017 du 11 août 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Elle rappelle que l’article premier définit la violence morale comme tout acte ou propos portant atteinte à la dignité humaine de la femme, incluant l’insulte, l’humiliation, la dérision ou toute forme de dénigrement.

Le même article définit la violence politique comme tout acte visant à priver une femme ou à entraver l’exercice de ses activités politiques ou de ses droits et libertés fondamentaux, sur la base d’une discrimination fondée sur le genre.

Manel Bdida estime que les faits dénoncés constituent une entrave à l’exercice de son mandat parlementaire. Elle affirme par ailleurs être exposée à des pressions et à des comportements similaires depuis les débats sur la dernière loi de finances, en raison de son opposition à plusieurs propositions formulées par des députés.

M.B.Z

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