Dans le cadre des investigations en cours sur les pratiques de spéculation illégale dans le secteur avicole, notamment les hausses excessives et injustifiées des prix du poulet vivant, le ministère du Commerce et du Développement des exportations a appelé l’ensemble des intervenants du secteur à coopérer avec ses services dans un communiqué publié samedi 7 mars 2026.
Le ministère invite ainsi les acteurs du commerce et de la distribution des volailles et de leurs produits à fournir aux administrations centrales et régionales compétentes les factures d’achat, ainsi que toutes les données et informations dont ils disposent concernant les prix et les méthodes de vente appliquées par les producteurs et distributeurs. Ces informations doivent notamment permettre de vérifier l’existence d’éventuelles pratiques de prix excessifs ou de comportements à caractère monopolistique lors de la vente.
Ces investigations font suite à des observations signalant que certains producteurs et distributeurs de poulet vivant et de viande de volaille auraient appliqué des augmentations répétées et injustifiées des prix. Ces pratiques ont contribué à perturber les circuits de distribution et à entraver les efforts du ministère visant à garantir des prix équitables pour un produit essentiel dans le panier quotidien des citoyens, particulièrement à l’approche du mois de Ramadan 2026, et ce malgré les appels répétés à la modération des prix.
Le ministère a par ailleurs indiqué que les sanctions légales et administratives les plus sévères seront appliquées à l’encontre de toute personne reconnue impliquée dans des pratiques relevant de la spéculation illégale.
Enfin, il a été annoncé qu’à partir du 9 mars 2026, des prix plafonds ont été fixés pour la vente de volailles : 5,300 dinars le kilogramme lors de la vente aux abattoirs et 7,500 dinars le kilogramme lors de la vente par les abattoirs.
S.F










