Une invitation attribuée à l’Assemblée des représentants du peuple de Tunisie annonçant l’organisation d’un iftar en l’honneur des députés le 10 mars 2026 à l’hôtel Mövenpick Hotel du Lac Tunis a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
Diffusée en ligne, l’invitation indique que la réception aura lieu mardi soir et invite les députés à confirmer leur présence par courrier électronique auprès du protocole du Parlement.

Des interrogations sur le financement
Le militant associatif Mostafa Abdelkebir a appelé les autorités tunisiennes à apporter des clarifications sur l’origine du financement de cet événement.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a demandé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer si cette réception est financée par une entité privée ou par le budget du Parlement. Il a également appelé à davantage de transparence sur la prise en charge de cette initiative.

Une critique du timing politique
De son côté, le journaliste Sarhane Chikhaoui a vivement critiqué l’initiative, estimant que son organisation intervient dans un contexte international tendu marqué par des crises et des conflits ayant des répercussions économiques, notamment sur les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement.
Il a également reproché au Parlement de ne pas avoir tenu de séance récente pour débattre de ces enjeux, jugeant paradoxal que l’institution organise un iftar dans un hôtel de luxe alors que la situation internationale reste instable.

Des critiques sur les priorités du Parlement
L’activiste Louay Ferchichi a pour sa part dénoncé ce qu’il considère comme un décalage entre les priorités du Parlement et les difficultés économiques vécues par une partie de la population.
Dans sa réaction, il s’est interrogé sur l’origine des fonds servant à financer cet iftar et a estimé que le Parlement aurait pu lancer des initiatives sociales pendant le mois de Ramadan, telles que des aides aux familles ou des mesures économiques en faveur des citoyens.

Une critique globale du fonctionnement parlementaire
La journaliste Hanene Ftouhi a également commenté l’invitation en dressant un bilan critique du travail parlementaire.
Dans sa publication, elle évoque notamment les congés parlementaires pendant le mois de Ramadan, certaines absences lors des travaux du Parlement ainsi que des débats qu’elle juge éloignés des priorités économiques du pays. Elle estime que l’organisation d’un iftar officiel intervient dans un contexte marqué, selon elle, par des défis économiques et énergétiques importants.

Aucune réaction officielle pour le moment
À l’heure actuelle, l’Assemblée des représentants du peuple de Tunisie n’a pas publié de communiqué officiel concernant ces réactions ni apporté de précisions sur les modalités d’organisation ou de financement de cet iftar.
S.H











Commentaire
LOL
Les hôtels tunisiens Mouradi n’existent plus ? La Tunisie passe son temps à se vanter de ses vertus et de son autonomie, tout en crachant sur l’Occident et en voyant de l’ingérence étrangère partout, mais dès qu’ils en ont l’occasion, ils se font des petites fêtes au Mövenpick, un hôtel étranger au prix exorbitant, alors que des hôtels tunisiens coûtent dix fois moins. Faut croire que les standards tunisiens ne sont pas assez bien pour eux. Pure hypocrisie.