La députée Fatma Mseddi a réagi, dimanche 8 mars 2026, à la polémique suscitée autour du dîner d’iftar organisé à l’Assemblée des représentants du peuple, estimant que ce débat détourne l’attention des véritables enjeux auxquels fait face le pays.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, la députée a d’abord remercié le président du Parlement pour l’invitation protocolaire à ce repas de rupture du jeûne. Elle a toutefois estimé que la controverse née autour de cette initiative met en lumière une question plus large concernant la nature du débat public.
« Lorsqu’on veut enterrer une grande affaire, on occupe l’opinion avec une plus petite », a-t-elle écrit, considérant que l’attention s’est soudainement déplacée vers un débat protocolaire autour d’un dîner, alors que les Tunisiens attendent, selon elle, des discussions sérieuses sur des dossiers plus importants.
La députée a notamment cité les questions liées au rapatriement des migrants en situation irrégulière et au débat sur la naturalisation, estimant que ces sujets méritent un débat approfondi au Parlement.
Fatma Mseddi a également relevé que certains élus, dont les positions sur ces dossiers « déterminants » restent peu claires, se montrent en revanche très présents dans la controverse autour du dîner.
Tout en affirmant que le respect du protocole au sein des institutions de l’État ne pose pas de problème en soi, elle a toutefois appelé à ne pas détourner le débat vers des questions secondaires.
« Les Tunisiens n’attendent pas de nous un débat sur le dîner, mais des positions claires et des décisions courageuses sur les grands dossiers qui touchent à la souveraineté de l’État et à l’avenir du pays », a-t-elle conclu.
S.H













